Il se crée probablement bien plus de sites web qu’il n’en disparaît, ne serait-ce que parce-qu’il existe une masse importante de sites qui restent en ligne alors qu’ils sont moribonds.

Mais il y a des sites qui ont coûté cher, et dont la gestion quotidienne exige un vrai modèle économique. Quand ils ne sont pas rentables, ces concepts, après avoir souvent essoré une partie des fonds investis par les business angels, finissent pas mettre la clé sous la homepage et disparaissent de la toile.

15disparus Portés disparus en 2009

Trouvée sur Cnet News, cette petite compilation recensant quinze sites qui ont fermé leurs portes en 2009. Il y a de la start-up pas très connue par ici mais également du lourd, comme Yahoo! 360, Microsoft Encarta ou encore Google Jaiku, et même de l’historique, comme Geocities, qui ont tous rejoint le cimetière du web.

Pour la petite histoire, deux des sites présents dans cet inventaire nécrologique ont été chroniqués dans ces colonnes lors de leur lancement : JumpCut (avril 2006) et SplashCast (mars 2007). Il est intéressant de noter que les deux billets en question comptent parmi ceux qui ont récolté le moins de commentaires lors de leur publication : un pour SplashCast et… zéro pour JumpCut[1], ce qui est rarissime dans la petite histoire de Presse-citron (je crois que sur plus de 5000 articles, les billets n’ayant suscité aucun commentaire se comptent sur les doigts d’une main).

De là à voir une relation directe entre nombre de commentaires générés sur un blog et potentiel de succès d’un site web, le raccourci est peut-être facile mais il y certainement un indicateur dont il faut tenir compte : l’indifférence n’est jamais un très bon présage…

[1] enfin jusqu’à ce que publie ce billet car bien sûr depuis des petits malins se sont empressés de poster un commentaire, facile icon smile Portés disparus en 2009