AuditoriumA invente le contenu gĂ©nĂ©rĂ© par… l’Ă©diteur
Par Eric, 29 août 2007 à 09:45 :: Web
Partant du constat que la plupart des internautes ne participent pas à la mouvance du contenu généré par l’utilisateur, que des sites comme Digg, malgré leur succès, ne sont que des rendez-vous pour geeks, que peut-être le web 2.0 et son prétendu power to the user serait en fait une vaste fumisterie, voici AuditoriumA.

AuditoriumA, quelque peu iconoclaste quand on connait la tendance générale, est un service qui propose une sélection de selon plusieurs thématiques (blogs, webtv, musique, news…) choisis par les documentalistes du site.
La sélection se veut rigoureuse et prétend ne proposer que le haut du panier dans chaque rubrique, même si les utilisateurs peuvent également suggérer des liens.
Les critères de navigation dans les rubriques sont bien pensés, puisque vous pouvez choisir les sites à visiter selon les tris suivants :
- par rubrique
- par type de média (audio, vidéo, articles texte…)
- par classement (par nombre d’étoiles)
- plus intéressant : par durée (vous indiquez le temps dont vous disposez et vous obtenez la lecture correspondante)
- par player (Windows Media, Flash, Quicktime…)
Chaque site est présenté avec un pitch de l’éditeur, et - quand même une trace de Web 2.0 dans ce monde de brutes - vous pouvez vous-même commenter (mais apparemment pas noter) les sites proposés ou en suggérer d’autres.

AuditoriumA, qui est en version beta semi-privée pour le moment, annonce préparer une version payante sur abonnement, car son éditeur est persuadé qu’il y a une demande pour ce type de service, de la part d’internautes qui n’ont pas le temps de sélectionner eux-mêmes les meilleurs infos.
C’est un vrai pari, mais pourquoi pas ?
Et alleezzz, comme si les infos publiés puis aussitôt démenties sur l’iPhone ne suffisaient pas, la rumeur du 
Rassurez-moi : les allemands parlent anglais ? Et les japonais aussi ?

Je me suis souvent demandé pourquoi nous autres français avions toujours un train (ou deux) de retard en matière d’adoption des nouvelles technologies. Une méfiance très terrienne à l’encontre de la nouveauté, vestige probablement d’un passé de vieille nation paysanne.