Le blog est un media spontané. Parfois un peu trop. La spontanéité c’est bien (c’est aussi l’un des élements , mais quand on publie comme on respire il arrive que l’on soit confronté a quelques petites surprises, pas forcément agréables (sujet déjà traité par plusieurs blogs avant vous, service foireux ou sans réel intérêt, buzz

Le blog est un media spontané. Parfois un peu trop.
La spontanéité c’est bien (c’est aussi l’un des élements , mais quand on publie comme on respire il arrive que l’on soit confronté a quelques petites surprises, pas forcément agréables (sujet déjà traité par plusieurs blogs avant vous, service foireux ou sans réel intérêt, buzz déguisé, etc).

Il existe à mon sens deux attitudes possibles et opposées avant la rédaction et la publication d’un article (ceci concerne principalement les articles d’information, pas les réflexions personnelles, par définition uniques) :

- ne pas se soucier du tout de ce qui a déjà pu être dit et écrit avant sur le sujet. C’était ma façon de bloguer jusqu’à il y a peu. En effet, quand vous traitez d’un sujet aussi vaste et convoité que les tendances du web il y a de grandes chances pour que vous ne soyez pas le premier sur l’affaire, sauf si vous vous appelez TechCrunch bien sûr. A quoi bon alors se faire du mal à guetter si tel ou tel a déjà écrit sur ce nouveau service web 2.0 qui déchire tout ? Dans ce cas vous pouvez plier vos gaules et fermer votre blog car – à quelques rares exceptions près – vous n’aurez pas de scoops. Regardons ce qui se pratique dans les média traditionnels (même si tout ne constitue pas un exemple à reproduire) : Le Point s’interdit-il de publier un article sur tel sujet au prétexte que celui-ci a déjà été couvert par L’Express la semaine précédente ? Je ne le crois pas.

- faire au contraire une veille consciencieuse et détaillée de ce qui s’est dit avant sur le sujet que vous vous apprêtez à traiter. Vous décidez alors de publier quand même votre article en toute connaissance de cause, la lecture des points de vue de vos confrères vous apporte un complément d’information, et vous transmettez à votre tour votre propre vision des choses. A conditions que vous en ayez une, de vision.

J’avoue que j’oscille un peu entre ces deux façons de fonctionner, selon le sujet, l’humeur du moment, et le point de vue différent qui peut être le mien. Cependant je sens un glissement progressif de la première vers la seconde, observant avant toute publication une poignée de règles qui se sont imposées naturellement au fil du temps et de l’expérience, et que je soumets à votre appréciation :

1. ce site (ou service ou logiciel) a-t-il déjà été traité, et par qui ? Un petit détour par Google devrait vous renseigner sur le niveau de buzz déjà généré par le sujet. Si la première page de résultats propose plus de 4 ou 5 liens sur le thème, c’est plié, je passe à autre chose. Un seul lien suffit s’il s’agit de TechCrunch (US ou FR)

2. ce site apporte-t-il une réelle innovation ? N’est-il pas la copie – même involontaire – d’un truc déjà existant ? Je ne prétends pas traiter uniquement de services 100% innovants mais il n’y a rien de plus décevant que tester et chroniquer un site pour s’entendre dire dès les premiers commentaires que ça existe déjà ou que ce site est la réplique exacte de tel autre. Quand cela arrive c’est que j’ai mal fait mon job. Frustrant.

3. qui est derrière ce site ? Je me méfie comme de la peste du buzz de marque déguisé en supermachin web 2.0 qui a pour unique but de faire parler de cette dernière en mettant le blogueur sur une fausse piste. Jusqu’à présent je ne m’en suis pas trop mal tiré, mais méfiance, personne n’est à l’abri de relayer un buzz à la con. Je me souviens notamment d’un machin très bien fait il y a quelques mois pour une… lessive ! Le pitch était alléchant et il fallait vraiment chercher et faire sa petite enquête pour remonter le filon et s’apercevoir que derrière le site en question il y avait un géant des cosmétiques. Bueurk.

4. le service est payant ? Puisque nous sommes dans une phase de l’éco-système internet ou la plupart des grands services sont gratuits, je me méfie de ce qui ne l’est pas. S’agissant de logiciels, pas de problème, mais s’agissant de services web, même si je ne remets pas en cause leur légitimité, je regarde à deux fois avant de délivrer l’info, notamment en essayant d’identifier la société qui se trouve derrière, mais également en cherchant si un tel service n’existe pas déjà en version gratuite

5. Y a-t-il un blog, un forum, des premiers avis d’utilisateurs ? Lire le blog, les commentaires ou le forum du site en question. S’il existe, évidemment. Rien de tel pour se faire déjà une idée sur le service à chroniquer, même si on se doute bien que les commentaires peuvent éventuellement être modérés.

Vous voyez autre chose ?