Victime de son succÚs sur KickStarter, il est ruiné et contraint de revendre sa maison

Parfois, un peu de malchance combinĂ©e Ă  quelques erreurs et un projet prometteur se transforme en vĂ©ritable cauchemar. Histoire d’un succĂšs avortĂ©.

KickStarter permet de nombreux projets formidables dont on vous parle rĂ©guliĂšrement. Malheureusement, le site de financement participatif ne connait pas que des succĂšs retentissants et parfois des projets tournent littĂ©ralement au vinaigre. RĂ©cit d’une success-story qui a finalement contraint un homme Ă  vendre sa maison.

Un projet couronné de succÚs

L’histoire parle de Ed Carter, un homme qui dĂ©cide de lancer un projet de jeu de sociĂ©tĂ© sur Kickstarter. Il commence donc une campagne durant l’Ă©tĂ© 2011 et fixe un objectif de financement de 21.000 dollars de la part des internautes pour lancer une version deluxe d’un jeu nommĂ© ‘Glory to Rome’. L’intĂ©ressĂ© connait bien le domaine puisque c’est un jeu produit par la compagnie pour laquelle il travaille, Cambridge Games Factory.

Plus de 1.600 personnes rĂ©pondent Ă  son appel et s’intĂ©ressent Ă  son projet, aprĂšs 21 jours de campagne Carter rĂ©unit 73.102$ (350% de son but initial). Une franche rĂ©ussite, donc.

Ce qu’il ne sait pas, c’est que cela ne reprĂ©sente que le dĂ©but des ennuis pour lui. L’homme est un expert du jeu de plateau et du business qui gravite autour mais il a fait une erreur qui va lui coĂ»ter cher plus tard : il a proposĂ© Ă  ses donateurs un envoi gratuit du jeu financĂ© pour peu que ceux-ci se dĂ©placent jusqu’Ă  un magasin proche qui recevra la commande. Une maniĂšre intelligente de se construire un rĂ©seau de distribution pour plus tard.

GoryToRome

Des erreurs qui ne pardonnent pas

Pour Ă©conomiser toujours un peu plus, Carter dĂ©cide de faire produire son jeu en Chine. Il a dĂ©jĂ  travaillĂ© avec la Chine en tant que consultant et, sĂ»r de lui, il choisit donc d’oublier les intermĂ©diaires et de traiter directement avec les constructeurs. Seul problĂšme, quelques temps aprĂšs ses premiers contacts, il perd son associĂ© qui parlait Chinois (Ă  cause de dĂ©sagrĂ©ments au sujet des envois gratuits) et sa relation avec une fille qui parlait la langue se termine. Il se retrouve donc seul Ă  traiter avec des gens dont il ne comprend pas le langage.

Des Ă©vĂšnements qui lui feront commettre l’erreur de ne pas ajouter la mention ‘fragile’ Ă  ses cartons de jeux, dont certains se sont retrouvĂ©s Ă©crasĂ©s sous des palettes. Une premiĂšre perte financiĂšre donc mais qui ne sera pas la plus importante. Car Carter doit maintenant honorer sa promesse et envoyer les jeux Ă  ses frais aux clients. Pour les États-Unis, pas de problĂšme, mais lorsqu’il doit envoyer une centaine modĂšles la dĂ©pense commence Ă  lui faire un peu mal. Ajoutez Ă  cela son entreprise qui le licencie pour des raisons Ă©conomiques, et Carter se retrouve face Ă  son projet qui commence Ă  lui coĂ»ter bien plus qu’il ne rapporte.

Forcé de vendre sa maison

Selon Carter, le jeu lui a coĂ»tĂ© entre 100.000 et 120.000$, auxquels vous pouvez retirer l’investissement de 73.000$. Il a dĂ» payer le reste de sa poche et plonger dans ses Ă©conomies jusqu’Ă  l’Ă©puisement de celles-ci, puis finalement vendre sa maison situĂ©e Ă  l’extĂ©rieur de Boston. L’homme vit Ă  Amsterdam et semblait utiliser cette bĂątisse comme rĂ©sidence secondaire.

Comme quoi, un projet peut coĂ»ter trĂšs cher mĂȘme si son lancement semble prometteur. Le pire dans toute cette histoire Ă©tant peut-ĂȘtre que malgrĂ© les sacrifices qu’a dĂ» faire Carter, il reste des donateurs qui n’ont toujours pas reçu leur jeu, deux ans aprĂšs. Aujourd’hui, l’homme a retrouvĂ© un travail et pense peut-ĂȘtre retenter l’expĂ©rience. « Au milieu de l’enfer, je me suis dit un bon nombre de fois que je n’aurais jamais dĂ» faire ça. Mais maintenant que c’est terminĂ©, j’ai appris pas mal de choses. Et le jeu en lui-mĂȘme est beau. »

(source)

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Invité
18 juin 2013 16:43

waow, je me demande ce qu’il se serait passĂ© s’il avait annulĂ© l’envoi gratuit, il aurait peut ĂȘtre perdu moins ?

Invité
Fred
18 juin 2013 16:45

Y a plein d’Ă©lĂ©ments Ă©tranges dans cet article.
Déjà demandé 21k$ et le jeu lui coute 120k? Y a un pb là.
Ensuite envoyer une centaine de jeu mĂȘme Ă  l’autre bout de la planĂšte ça ne coĂ»te pas plus de 1000$.
Il est oĂč le trou de 100’000 $? Ce n’est clairement pas cela qui lui a coĂ»te le projet.
Enfin entre 73k$ et 120k$ ca fait 50k$. Pas de quoi vendre une maison, surtout dans la banlieue de Boston qui doit valoir 10 fois cette somme au moins.
Bref il manque des informations et/ou il y a des incohérences.

Invité
DvcMeow
18 juin 2013 16:49

Votre titre prĂȘte Ă  confusion :

Au premier abord, j’ai cru que Kickstarter Ă©tait fautif de cette malheureuse consĂ©quence alors qu’il s’agit plus d’un manque de chance combinĂ© Ă  un concours de circonstances qui l’ont amenĂ© au fond du trou.

Quand on lit « un projet kickstarter mal gĂ©rĂ© » on peut comprendre « un projet mal gĂ©rĂ© par kickstarter »… c’est assez ambigu Ă  mon sens.

Invité
Engarn
18 juin 2013 18:05

« Le pire dans toute cette histoire Ă©tant peut-ĂȘtre que malgrĂ© les sacrifices qu’a dĂ» faire Carter, il reste des donateurs qui n’ont toujours pas reçu leur jeu, deux ans aprĂšs »… really ?
Qu’est ce qui est pire, 100 types qui perdent 30 euros ou un type qui en perd 50.000 ?

Invité
gloubi
18 juin 2013 18:23

Il semble avoir mal géré son affaire

Invité
18 juin 2013 18:38

@je te troll Si il dit que l’envoi est gratuit, ça reste gratuit il peux pas revenir la dessus. Bizarre qu’il ait pas trouvĂ© un associĂ© qui parlait chinois par la suite.

Invité
kaosphere
18 juin 2013 19:39

Il y a surtout beaucoup de circonstances qui l’ont conduit a cet Ă©chec. C’est un peu le Remy sans famille de Kickstarter…

Invité
18 juin 2013 19:40

Je trouve la conclusion magnifique, Carter ne lĂąche pas l’affaire et mĂȘme deux ans aprĂšs il pense Ă  repartir sur un nouveau projet. J’adore lire ce genre de choses. Bon par contre, heureusement que c’Ă©tait sa maison secondaire mĂȘme si ça doit faire mal. Vraiment pas de chance avec la Chine !

Invité
18 juin 2013 23:21

Sacrée histoire!

Par contre, au lieu de vendre l’une de ses maisons etc, pourquoi ne pas avoir embauchĂ© un traducteur, mĂȘme pour un contrat rapide, juste quelques Ă©lĂ©ments Ă  traduire etc.
Cela lui aurait coĂ»tĂ© de l’argent, mais bien moins que tout cela.

Au final, il a manquĂ© de mal chance, c’est clair, mais aussi de claire-voyance!

En tout cas, son exemple va ĂȘtre un « cas d’Ă©cole » pour toutes celles et tous ceux qui pensent dĂ©sormais devenir milliardaires avec Kickstarter 😉

Invité
JiaJo
19 juin 2013 8:10

Patrick> D’accord avec toi, mais quand tu as le nez dans le guidon, que tu commences a perdre de l’argent avec ton projet, tu n’oses pas prendre un traducteur car il va te couter cher, tu ne sais pas encore que ce projet va te couter encore plus cher… C’est un peu comme aux jeux, a quel moment s’arreter ? Quand tu as perdu toute ta mise, ou bien rejouer pour regagner…

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