A qui appartient Facebook ?

Facebook est en bourse, mais sait-on exactement quels sont ses actionnaires les plus importants, ceux qui ont touché le jackpot parce-qu’un jour ils ont cru en Mark Zuckerberg… ou qu’ils ont juste eu la chance de faire partie de ses premiers collaborateurs ? Voici les 20 premiers actionnaires de Facebook.

Quand on parle de Facebook et de son entrée en bourse, on pense bien sûr immédiatement à Mark Zuckerberg, dont la success story fait fantasmer tous les jeunes startupers de la planète.

Mais quel est son poids réel dans Facebook, et comment sont réparties les parts du capital de la société, ou en tout cas comment l’étaient-elles avant Wall Street ? Qui sont ces actionnaires devenus millionnaires ou milliardaires parce-qu’il ont un jour cru dans le potentiel du réseau social, ou parce-qu’ils ont eu la chance de travailler avec Zuckerberg à ses débuts ?

Voici les 20 premiers actionnaires de Facebook

1. Mark Zuckerberg (27 ans)
Détient : 28.2%
Valeur estimée : 24 milliards de dollars

2. Accel Partners (fond d’investissement capital-risque)
Détient : 10%
Valeur estimée : 8,5 milliards de dollars

3. Dustin Moskovitz (ancien salarié de Facebook – 27 ans)
Détient : 7,6%
Valeur estimée : 6,5 milliards de dollars

4. Digital Sky Technologies (entreprise privée russe)
Détient : 5,4%
Valeur estimée : 4,6 milliards de dollars

5. Eduardo Saverin (ancien employé de Facebook – 29 ans)
Détient : 4%
Valeur estimée : 3,4 milliards de dollars

6. Sean Parker (ancien employé et premier président de Facebook – 32 ans)
Détient : 4%
Valeur estimée : 3,4 milliards de dollars

7. Peter Thiel (investisseur privé business angel – 44 ans)
Détient : 2,5%
Valeur estimée : 2,13 milliards de dollars

8. Sheryl Sandberg (employée de Facebook encore en poste – 42 ans)
Détient : 1%
Valeur estimée : 850 millions à 1,8 milliard de dollars après opération de rachat d’actions

9. Microsoft (fond d’investissement capital-risque)
Détient : 1,6%
Valeur estimée : 1,36 milliards de dollars

10. Greylock Partners (fond d’investissement capital-risque)
Détient : 1,5%
Valeur estimée : 1,275 milliards de dollars

11. Meritech Partners (fond d’investissement capital-risque)
Détient : 1,5%
Valeur estimée : 1,275 milliards de dollars

12. Elevation Partners (fond d’investissement capital-risque)
Détient : 1,5%
Valeur estimée : 1,275 milliards de dollars

13. Jim Breyer (investisseur indépendant – 50 ans)
Détient : 0,6%
Valeur estimée : 510 millions de dollars

14. Goldman Sachs (banque)
Détient : 1%
Valeur estimée : 850 millions de dollars

15. Chris Hughes (ancien employé de Facebook – 28 ans)
Détient : 1%
Valeur estimée : 850 millions de dollars

16. Li Ka-Shing (investisseur privé – 83 ans)
Détient : 0,8%
Valeur estimée : 680 millions de dollars

17. Matt Cohler (ancien employé de Facebook – 34 ans)
Détient : 0,8%
Valeur estimée : 680 millions de dollars

18. Jeff Rothschild (employé de Facebook encore en poste – 56 ans)
Détient : 0,8%
Valeur estimée : 680 millions de dollars

19. Adam D’Angelo (ancien employé de Facebook – 27 ans)
Détient : 0,8%
Valeur estimée : 680 millions de dollars

20. Owen Van Natta (ancien employé de Facebook – 42 ans)
Détient : 0,8%
Valeur estimée : 680 millions de dollars

Un joli board qui appelle quelques commentaires. Tout d’abord on constate que parmi les vingt premiers actionnaires de Facebook, seuls trois ne sont pas américains : le russe Digital Sky Technologies (4ème), le chinois Li Ka-Shing (16ème) et les allemands Samwer (34èmes). Mais on peut dire que ces derniers, bien que lointains géographiquement, étaient bien informés et ont eu un certain flair puisqu’ils ont investi dans une période encore propice, entre 2007 et 2009, réalisant une très belle culbute.

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Les employés raflent la mise

Une autre remarque concerne la typologie de certains actionnaires, qui sont tout simplement d’anciens ou même d’actuels employés de Facebook, la plupart très jeunes. Voilà des petits gars et filles même pas trentenaires qui se retrouvent à la tête d’une fortune colossale de plusieurs centaines de millions de dollars juste parce-qu’ils étaient là au bon moment et au bon endroit. De quoi méditer sur la chance, le destin et le hasard. Parmi eux, mais plus âgé (56 ans) Jeff Rothschild fait figure de revenant : le gars était à la retraite quand Zuckerberg, craignant un mega-crash de Facebook en raison de sa croissance phénoménale, est allé le chercher et le convaincre de reprendre du service pour ses compétences en gestion de serveurs.

A ce sujet il est également intéressant de noter que parmi les quarante premiers actionnaires de Facebook, quinze sont des anciens employés ou collaborateurs encore en fonction, qui n’occupaient ou n’occupent pas forcément des postes de management. On imagine l’ambiance un peu spéciale dans la boîte quand un chef de service s’adresse à un jeune collaborateur qu’il sait être parmi les vingt premiers actionnaires de la société…

Autre histoire édifiante : celle de David Choe, artiste-peintre spécialisé dans les graffitis muraux. Le gars fut invité à s’occuper de la décoration des locaux de Facebook dans la Silicon Valley et demanda à être payé en actions plutôt qu’en cash. Bingo, grâce à ce pari de génie, le gars a ramassé un joli magot de 170 millions de dollars alors que de son propre aveu il trouvait Facebook « ridicule ».

On remarque aussi que Microsoft (9ème) est finalement la seule compagnie informatique et high-tech qui ait pris des billes chez Facebook, les autres institutionnels ne faisant pas vraiment partie du sérail. Peut-être que finalement sur ce coup Steve Ballmer a eu un peu plus de flair que ce que la rumeur publique lui attribue généralement ?

Enfin, notez que le quarantième actionnaire, un certain Divya Narendra, classé avec les frères Winklevoss parmi les « ennemis » de Facebook, est quand même assis sur un petit pécule de 18,7 millions de dollars. Nous nous contenterions largement de la moitié pour nous laisser glisser tranquillement jusqu’à nos vieux jours sans trop forcer, n’est-ce pas ?

(source)

 

23 commentaires

  1. C’est con que Facebook ne soit pas français. Avec les nouvelles règles du PLF2013 ça renflouerait les caisses de l’état en deux coups de cuillères à pot.
    D’un autre côté, c’est peut-être pour ça qu’il n’y a pas de boites comme ça en France :-D

    Soyons plus positifs : quand les investisseurs en nom propre (pas les sociétés d’investissement) auront réellement vendu et gagné les sommes citées (parce que tant que c’est pas vendu, ça reste virtuel), j’espère qu’il y en a quelques-uns qui feront comme Bill Gates et qui en consacreront une partie pour améliorer la planète. Parce qu’on parle quand même de milliards là !!! Tu gardes 200 millions de côté pour toi et tes descendants sur 5 génération et tu essayes de faire des trucs sympas avec le reste :-)

  2. Une petite coquille: [...]parmi les vingt premiers[...]et les allemands Samwer (34èmes).

    Sinon Saverin n’est plus américain d’après Wikipédia.

    Mais intéressant les chiffres!

  3. Les 1% de Goldman Sachs font flipper ! Qu’est ce que cette banque vient encore faire dans ce business ? Sinon, visiblement ça valait le coup de participer au développement de Facebook en étant employé au début de son essor :)

  4. C’est ce qu’on appelle être au bon endroit au bon moment… Au départ tous les salariés avaient des actions ou seulement certains ? Et comment cela fonctionne aujourd’hui?

  5. Eduardo, Chris et Dustin ne sont pas de simples ex-employés. Ce sont surtout les co-fondateurs avec Mark.

    Merci Jfd pour la précision, je pensais bien que y avait du Bono dans l’affaire.

  6. Quand je compare l’actionnariat de facebook avec mon petit site web, je m’aperçois que quand google fait des petites mises à jour nocturnes, mon trafic sur analytics fait du yoyo et mes quelques revenus google adsense sont entièrement dépendant de celui-ci.
    Je dirais donc que pour la plupart des petits sites web, google y est actionnaire à 99% sans même que l’on sans rende compte. La part des employés est donc moins élevée…

  7. Jolie sommes mais il faut quand même précicé que se sont le prix des actions et pas forcement se qu’ils toucherais a un moment donné si ils revendais leur action. Une action de coquille de noix vide vaut autant que Facebook. ;)

  8. Une étude intéressante qui montre qu’être actionnaire de l’entreprise au lancement peut être une bonne idée malgré les risques!
    Ce qui est plus marquant c’est l’histoire de l’artiste peintre, c’est fou.

  9. la présence de nombreux « capital-risqueurs » montre qu’un tel système peut permettre l’évolution et le développement d’entreprises innovante et la création de richesse… ça manque cruellement en France….

  10. Et oui, comme quoi être la au bon moment et au bon endroit peut rapporter beaucoup. C’est un bel exemple de la théorie du chaos.

  11. Il n’en reste pas moins que les chiffres sont mirobolants et décorélés de la réalité ! Quoi qu’il en soit, ceux qui ont choisi de mettre un peu d’argent la dedans il y a 10 ans peuvent se frotter les mains !

  12. Surtout, gardez à l’esprit que tout cela s’est passé aux States. Et le fait qu’ils soient multi-millionaire parce qu’ils ont cru au projet, je trouve ça normal.

    Par expérience, en France, c’est beaucoup plus compliqué… Malgré mon parcours (exemple : projet en 2010 avec lequel j’ai fait une petite valorisation de 70K€ en un an, même les banques ont été réticentes au début, et personne n’a voulu suivre alors que le dossier était béton), et je ne parle pas du projet en cours ou j’arrive à avoir des propositions de 500M€ si je quitte le territoire Français, chose que je ne veux pas faire…

    Etre au bon endroit au bon moment, certes, mais aussi dans le bon pays !