Barack Obama, intrônisé dieu vivant avant même qu’il n’ait pris ses fonctions, qui du coup paraissent presque secondaires. Obama EST d’abord le Messie, et ensuite, éventuellement, président des USA, mais c’est accessoire. Car contrairement à Bush qui était condamné d’avance, celui-ci est, dans un grand mouvement de balancier tout aussi irrationnel, absous d’avance. (Photo David

Barack Obama, intrônisé dieu vivant avant même qu’il n’ait pris ses fonctions, qui du coup paraissent presque secondaires. Obama EST d’abord le Messie, et ensuite, éventuellement, président des USA, mais c’est accessoire. Car contrairement à Bush qui était condamné d’avance, celui-ci est, dans un grand mouvement de balancier tout aussi irrationnel, absous d’avance.

obama relax A quoi pense Barack Obama aujourdhui ?
(Photo David Katz/Obama for America)

Tant mieux, il paraît que nous avons besoin d’icônes, et pas seulement pour illustrer nos blogs.

Au-delà du ramdam médiatique, il y a un homme qui s’apprête à affronter le destin d’une vie, d’un pays, d’une planète. Probablement, et paradoxalement, un très grand moment de solitude en perspective, à la mesure de l’espoir placé en lui, et du renouveau qu’il incarne.

Je me suis toujours demandé ce que faisait un président juste après sa prise de fonction, avant de rentrer dans le concret. Ce moment bizarre et probablement très calme, comme entre deux tempêtes, à une heure avancée de la nuit ou aux petites heures du matin, après les fastes de la prise de pouvoir, quand la marée humaine et médiatique s’est retirée, et que le gars redevient un homme comme les autres. Juste un peu plus seul. Juste avec un peu plus le destin du monde entre ses mains.

Est-il envahi par le doute ? A-t-il peur, simplement ? Prend-il sa fonction à bras le corps en convoquant dès l’aube ses conseillers pour marquer immédiatement de son empreinte le mandat qui débute ? Va-t-il regarder ses enfants dormir ? Boire une bière devant un match de foot ou un épisode de Heroes (histoire de s’habituer à son nouveau statut) ? Défaire deux trois cartons parce-que sinon ce fichu déménagement ne sera jamais terminé, et que demain je vais encore mettre 2 plombes à retrouver mon rasoir ?

Ou bien va-t-il simplement se coucher sans traîner parce-que « Chérie j’ai une grosse journée demain, je dois apprendre par cœur le code pour l’arme nucléaire » ?

En fait, tout se résume à une question : comment fait-il pour supporter toute cette pression ? Président, c’est un métier. Ca reste aussi un mystère.