Soit une carte de crédit VISA expirée depuis le 30/04/2007.
Soit sa remplaçante à aller chercher à la banque, située à l’autre bout de la ville.
Soit un garçon qui a une dizaine de courriers importants et urgents à poster.
Soit un garçon mi-overbooké mi-négligent mi-distrait (ce qui fait trois demies…)
Ce même garçon se trouve ce jour à court de liquidités. Qu’à cela ne tienne, le garçon va passer à l’agence bancaire la plus proche pour, à défaut de récupérer sa nouvelle carte, retirer du cash au guichet.
Soit une agence bancaire qui “ne tient pas de caisse l’après-midi” (dans le centre de la deuxième ville de France).
Le garçon, qui n’a plus un centime de liquide en poche se dirige alors vers le premier buraliste pour acheter un carnet de timbres avec l’intention de payer à l’aide de sa carte VISA Société, qui elle n’est pas périmée.
Mais bien sûr le buraliste n’accepte les paiements avec carte de crédit qu’à partir de 15 Euros.
Qu’à cela ne tienne, le garçon se dirige d’un pas décidé vers la Poste, se disant qu’il pourra payer l’expédition de ses 10 enveloppes précieuses et lourdes avec sa carte VISA.
Il fait la queue. Longtemps (l’effet Sarkozy ? Les fonctionnaires font déjà de la résistance ?). Soulagé, il arrive enfin au guiche, il va enfin atteindre le nirvana : poster ses 10 foutues enveloppes.
Que nenni : la machine de paiement carte de crédit est… EN PANNE !
Retour à la case départ. Une heure perdue.
Demain le garçon prendra une sage décision : il traversera la ville contre vents, marées, et émeutes d’extrême-gauche pour retirer sa VISA à la banque.
Celle à l’autre bout de la ville.
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