Donc nous voilà revenus à ces grands moments de francitude que dans ma grande naïveté je croyais à jamais révolus, les fameux “jour de grève”, sorte de grande fête des branleurs que le monde entier nous envie et qui nous ramènent d’un coup 5, 10, 20 ans en arrière.
La lutte des classes, tout ça.
Comme on entend beaucoup de conneries au cours de ces grands raouts populaires qui font la joie des petits et des grands, mais qu’il n’y a pas grand monde dans les media pour contester la parole bénie des leaders syndicaux, il suffit de monter un peu le son de la radio, d’acheter quelques quotidiens, et en général la moisson est dense.
Y qu’à se baisser pour ramasser.
Florilège…
- si on fait grève dans le public c’est par solidarité avec les salariés du privé
- c’est un sacrifice, nos jours de grève ne sont pas payés
- nous ne prenons personne en otage, c’est le gouvernement qui est responsable
- voir passer des cateners toute la journée fatigue la vue des conducteurs de train (véridique : Arlette Laguiller hier soir chez Marc-Olivier Fogiel !)
- nous sommes conscients de l’éventuelle gêne occasionnée à l’usager
- nous sommes force de progrès (ne riez pas)
- nous nous battons pour défendre les acquis sociaux dont tout le monde profite ensuite
- nous ne sommes pas responsables des blocages
- nous ne défendons pas des privilèges corporatistes
- c’est maintenant que nous devons nous mobiliser (un chômeur en stage d’intégration à la SNCF qui fait grève avant même son embauche, entendu ce matin sur Europe 1).
Vous en avez certainement d’autres en tête, vous pouvez débattre ici.
-->
novembre 15th, 2007 at 11:54
[…] quelques degrés sous zéro je me suis rendu compte de la chance que j’ai de ne pas subir les grèves
J’ai aussi souris tout seul en pensant à ce billet qui a fait enfler une polémique […]