Attention quand l’Europe veut toucher aux milliards d’Apple, Obama se fâche tout rouge

Les sociétés américaines font régulièrement l’actualité, en raison de leurs manières bien à elles d’interpréter la fiscalité européenne. L’Europe doit régulièrement lancer des procédures judiciaires afin d’exiger le paiement des impôts et le dernier exemple en date est Apple.

Obama : touche pas aux milliards d'Apple !

Sauf que le président des États-Unis Barack Obama était monté aux créneaux pour défendre l’un de ses fleurons industriels. Il y a peu l’Europe avait repris Google et Amazon, et cette fois, c’est donc au tour d’Apple d’être accusé d’avoir bénéficié de faveurs fiscales en Irlande.

D’après l’Europe, après enquête, Apple aurait négocié un obscur accord dans lequel il ne devait payer que 2% d’impôt sur les bénéfices en Irlande. La sanction pourrait donc être importante, puisque les chiffres avancés seraient compris entre 8 et 17 milliards de dollars ! Pour Obama, trop c’est trop !

Réaction étonnante du président américain

Le président des États-Unis Barack Obama avait déclaré dans une interview : « Pour défendre Google et Facebook, la réponse européenne est parfois dictée davantage par des intérêts commerciaux qu’autre chose. […] Leurs entreprises – les fournisseurs de services qui, vous savez, ne peuvent pas rivaliser avec les nôtres – essaient essentiellement d’empêcher nos entreprises de fonctionner efficacement ».

Ajoutant, « Nous avons possédé Internet. Nos entreprises l’ont créé, développé et amélioré de telle manière que l’Europe ne puisse pas lutter. Et fréquemment, ce qui est décrit comme des prises de positions nobles est en fait juste une manière de placer leurs intérêts commerciaux ». Le président Obama avait également souligné : « Ma relation avec la Silicon Valley et avec la communauté tech est historiquement bonne. La plupart de ces gens sont des amis, soutiens et nous sommes en contact permanent ».

En évoquant l’affaire Apple, cette fois il a fait transmettre un « Livre blanc » de 26 pages transmis ce mercredi à Bruxelles par le biais de son secrétaire au Trésor, Jack Lew qui a affirmé : « Le Trésor américain envisage des réponses dans le cas où la Commission européenne persévérait dans cette voie », ce dernier s’offusquant : « L’Union européenne exerce une autorité supranationale qui bafoue les décisions fiscales prises dans chacun des États membres », faisant allusion au fait que l’Europe ne valide pas la décision d’un de ses propres États membres, à savoir l’Irlande.

Pour le principal intéressé, Apple, la question était et reste assez simple : « Il n’y a pas un débat à ce sujet. Est-ce légal ou illégal de faire cela ? C’est légal. C’est la législation fiscale actuelle. Ce n’est pas une question d’être patriote ou non patriote. Vous n’êtes pas plus patriote parce que vous payez plus ». Il faut dire qu’aujourd’hui la firme de Cupertino, par son optimisation fiscale, est parvenue à amasser un véritable trésor de guerre en Europe, puisque désormais 200 milliards de dollars dorment dans des paradis fiscaux et ne répondent même plus à la fiscalité américaine non plus.

Le PDG d’Orange avait réagit à chaud

Les déclarations émanant des États-Unis étant teintées d’une certaine forme de mépris, à l’époque le PDG d’Orange Stéphane Richard avait immédiatement réagi et s’était dit « stupéfait » des propos tenus par le président américain sur Internet et l’attitude de l’Europe envers les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple). « On assiste à un retour de l’impérialisme et du colonialisme américain en matière de numérique. C’est triste. D’autant plus venant de la part d’un dirigeant pour lequel j’ai beaucoup d’admiration, comme beaucoup de gens ».

Poursuivant : « Je suis contre toute idée de privatisation du réseau Internet, si les États-Unis ont effectivement créé le web, et nous leur en sommes très reconnaissants, Internet est désormais le bien de l’Humanité. Tout le monde contribue à son développement. Et notamment les opérateurs télécoms, qui investissent dans les infrastructures ». Concluant : « l’Europe n’est pas le paillasson numérique de l’Amérique. Nous aussi, nous sommes capables d’innover ».

Près d’un an et demi après ces échanges, l’Europe doit à nouveau se justifier et a répondu à ce livre blanc : « l’Union Européenne n’avait pas de parti pris vis-à-vis des compagnies américaines. Toutes les entreprises, quelle que soit leur nationalité, si elles génèrent des profits dans un pays européen, devraient payer des impôts en accord avec les lois fiscales nationales». Pas certains que les tensions diminuent si des deux côtés de l’Atlantique, chacun pense avoir raison sur la question.

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8 commentaires

  1. Doit-on rappeler a Obama que leurs avions (Boeing, Lockeed Martin, Northrop Grumann), leurs fusées (NASA), bon nombre de leurs autos, etc… sont créés en utilisant des logiciels Francais (CATIA/ENOVIA – Dassault Systemes) ou Allemands (Teamcenter/NX – Siemens) ? Ils n’ont pas le monopole de l’innovation informatique, loin de la. Ils s’auto congratulent tellement, sur tout, tout le temps, qu’ils pensent même que l’eau d’Evian est américaine…

  2. Non, c’est bien l’armée américaine qui à inventé internet le premier réseau s’appelait ARPANET

  3. A partir de 1940, le département de la Défense américain crée une agence chargée des projets de recherche en matière de défense militaire. Cette agence nommée DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) va être à l’origine de la naissance du réseau prédécesseur d’Internet, mais aussi du programme Transit ancêtre du GPS, ainsi que des programmes d’avions furtifs Il est vrai que c’est une agence du gouvernement américain qui est derrière la création de ce qui allait devenir l’internet. Mais l’internet n’aurait pas été possible sans l’évolution essentielle de l’ordinateur grâce à l’invention du transistor et du circuit intégré en silicium, Å“uvres du secteur privé (Texas Insutruments et Fairchild), lesquelles ont mené au développement du micro-processeur (TI et Intel). Troisièmement, l’internet est demeuré une technologie sous-développée et inutile pendant plus de 25 ans, jusqu’à ce que le gouvernement Américain la rende disponible au secteur privé, qui a depuis développé l’infrastructure et les applications nécessaires à l’éclosion de cette technologie, la rendant utilisable pour le commun des mortels.

  4. En fait, peu importe qui a créé ou pas, cela reste une guerre économique où chacun tente de défendre au mieux ses propres intérêts. Et certains politiques ne sont malheureusement pour nous que les portes paroles/drapeaux des multinationales à l’heure de la mondialisation.

    Il faudrait déjà une harmonisation fiscale au niveau de l’Europe pour éviter que des paradis fiscaux y perdurent.

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