Audiam, une startup qui aide les musiciens à profiter de leurs droits sur YouTube

Une startup nommée Audiam propose aux artistes moins connus de récupérer les droits qui leurs sont dus sur Youtube. L’entreprise se charge de retrouver toutes les vidéos qui utilisent les titres de leurs clients.

L’histoire commence avec Scott Schreer, un compositeur américain. En 2001, l’homme écrit un titre totalement instrumental nommé Love Doctor, une musique qui sera reprise dans plus de 1.500 vidéos sur YouTube qui utiliseront le travail de l’artiste sans payer le moindre droit. Une tendance qui s’est inversée en mai dernier quand Schreer a commencé à récupérer l’argent qui  lui était dû, généré par les vues de ces vidéos. Grâce à son Love Doctor, mais aussi aux 1.700 titres qui composent le catalogue de Schreer, le compositeur voit 30.000$ sortir ‘de nul part’ chaque mois.

Si cela est possible, c’est grâce à une startup nommée Audiam qui s’occupe de retrouver les vidéos YouTube qui utilisent les titres des artistes sans les rémunérer. Les grandes majors possèdent leurs accords avec YouTube pour récupérer l’argent dû à leurs poulains mais les artistes indépendants n’ont pour l’instant rien qui leur permet de réclamer leurs droits. Son fondateur, Jeff Price déclare « allons trouver votre argent qui existe déjà« .

Audiam

Lancée à la mi-juin, Audiam n’a pour l’instant traité que le cas de Scott Schreer (qui est ami avec le fondateur) mais la startup va s’ouvrir à tous les artistes américains qui le souhaitent d’ici la fin du mois de juillet. Les intéressés pourront s’inscrire gratuitement et envoyer leurs titres à Audiam qui va se charger de les mettre sous licence sur YouTube. Pour faire simple, la startup va scanner le catalogue vidéo de YouTube grâce à Content ID et un logiciel nommé TuneSat – développé par… Schreer lui-même – va identifier la/les chanson/s recherchée/s. Audiam va ensuite autoriser Youtube à mettre de la publicité sur ces vidéos, ce qui rapportera de l’argent à l’artiste à l’origine de la musique.

Attention, le système est extrêmement intéressant sur le papier mais il faut quand même souligner deux points. Tout d’abord, tous les artistes ne possèdent pas, comme Scott Schreer, un catalogue de 1.7000 titres et donc tout le monde ne génèrera pas 30.000$, loin de là. Mais il semblerait qu’Audiam puisse quand même fournir aux artistes un petit revenu supplémentaire ‘sorti de nul part’. Le deuxième point noir, c’est que la startup fait une coupe franche de 25% sur les revenus générés par ses services, c’est la manière dont elle se paye. Le chiffre peut paraitre assez élevé, d’autres organisations qui collectent les droits prendraient 10% selon un expert, mais c’est aux artistes de choisir si une telle opportunité les intéresse.

Ce genre de service n’est pour l’instant disponible que pour les américains. Au vu des six milliards d’heures de vidéo postées chaque mois sur la plateforme de Google, on peut penser que beaucoup d’artistes y trouveront leur compte.

(source)


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