Avant PRISM, la NSA espionnait Martin Luther King et Mohamed Ali

  • De nouveaux documents déclassifiés détaillent les écoutes réalisées entre 1967 et 1973.
  • Sur la liste des cibles : Martin Luther King, Mohamed Ali et plusieurs journalistes.

Si les événements récents ont levé le voile sur les pratiques actuelles de surveillance de la NSA, nous n’avions aucun doute sur le fait que ces pratiques étaient monnaie courante depuis bien longtemps.

En réalité, il est reconnu que les agences gouvernementales américaines avaient été très actives lors de la guerre du Vietnam. Des documents récemment déclassifiés nous permettent d’en savoir un peu plus sur l’ampleur de cet espionnage.

1600 personnes espionnées

Ce sont en effet 1600 noms qui ont été listés par la NSA pour une surveillance des appels téléphoniques, télex ou télégrammes entre 1967 et 1973. Ces écoutes ont dont été réalisées pendant les mandats des présidents Lyndon Johnson et Richard Nixon.

Dans cette liste, des noms connus comme Martin Luther King, le boxeur Mohamed Ali, ou des journalistes du New York Times et du Washington Post. Cet espionnage de journalistes surprendra Matthew M. Aid (historien spécialisé dans l’histoire de la NSA). En effet, ces journalistes avaient beau se montrer ouvertement opposés à la guerre du Vietnam, aucune raison n’en faisait des cibles valables pour une écoute.

Quand la NSA avait des problèmes de moralité

L’objectif de ces écoutes était de savoir si le mouvement anti-guerre de l’époque, recevait l’aide de pays étrangers.

Ce programme secret, intitulé « Minaret », faisait naître d’importants débats au sein de la NSA puisque des personnes impliquées dans ces écoutes avaient conscience de la nature discutable, voir totalement illégale de la pratique.

(Source)


Un commentaire

  1. avaient consciences ==> avaient conscience

    Il y a belle lurette que la conscience, la bonne moralité, etc a disparu de la tête des dirigeants de ce genre de groupement.
    Je ne parle pas que de la NSA mais de toutes les agences d’état en général, quel que soit le pays.
    Et c’est valable pour les sociétés privées bien entendu.
    C’est une question de formatage : on est intégré avec sa bonne morale judaïco-chrétienne et puis, au bout de quelques mois ou quelques années, on a pris le pli. Si on ne l’a pas pris on est parti ou on a été viré donc.
    Prenons le cas de l’exploitation du gaz de schiste aux USA (je sais, c’est une marotte).

    Les responsables de ce massacre sont convaincus qu’ils oeuvrent pour le bien-être de la société américaine en lui apportant indépendance énergétique et lutte contre le terrorisme assortie de la création d’emplois.
    Ce n’est qu’une question de conviction.
    Dans 10 ou 20 ans, comme ils l’ont fait pour les indiens, les américains se rendront compte de l’énorme connerie faite et puis voilà.

    Et il faut voir quels emplois : manipulateurs de produits chimiques hautement cancérigènes et perturbateurs endocriniens, foreurs, etc.
    Et personne ne parle de la destruction des emplois dans les bassins remplis de puits de forage où l’eau est devenue impropre à la consommation (humaine mais également des bêtes d’élevage).

    db

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