Si l’impression 3D vous semble encore folklorique, sachez que Barilla n’est pas du même avis. Le numéro un mondial des pâtes planche activement sur l’impression 3D des fettuccine, penne et autres farfalle.

L’impression 3D a le vent en poupe et devrait être, à n’en pas douter, une tendance forte de l’année 2014.

Barilla, numéro un mondial des pâtes, y croit dur comme fer (enfin juste ferme sous la dent) et collabore avec TNO, une compagnie à but non lucratif basée à Eindhoven spécialisée dans la recherche appliquée, pour développer des imprimantes capables d’imprimer des pâtes de toutes les formes. Il s’agit également de les imprimer à une cadence relativement élevée pour qu’elles soient pertinentes afin d’équiper les cuisines des restaurants.

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Garante d’économies et d’une réduction de l’empreinte carbone (moins de transports), l’impression 3D peut aussi jouer la carte de l’instantanéité. De quoi choisir ses pâtes sans limite de choix et les avoir dans son assiette quelques minutes plus tard à la table de son restaurant italien préféré.

Les restaurants à l’échelle mondiale constituent en effet le coeur de cible que vise Barilla. Il ne s’agit pas de leur vendre des imprimantes 3D mais les modèles de ses différentes pâtes et surtout les cartouches de ses mixtures. Sur le modèle des cartouches pour imprimantes 2D qui ont fait (et font encore) les beaux jours de nombreuses sociétés, Barilla entend ainsi développer un nouveau business model.

L’impression 3D dans le secteur agroalimentaire est en devenir. Des initiatives plus ou moins farfelues germent du côté de nombreuses startups, de particuliers, voire même de la NASA. On pense notamment à la startup barcelonaise Natural Machines qui veut tout simplement mettre une imprimante 3D dans toutes les cuisines. La NASA y va aussi de son initiative afin d’imprimer de la nourriture pour les astronautes mais aussi pour combattre la faim dans le monde.

Mais dans le cas de Barilla, c’est la première fois qu’un géant de l’agroalimentaire s’y intéresse de près.