Ce chauffeur Uber gagne 252.000 dollars par an dans sa voiture, mais pas seulement en conduisant…

Ce chauffeur Uber de la région de San Francisco a trouvé un excellent filon pour faire exploser ses revenus…

uber business

Les analystes qui se penchent sur le phénomène Uber depuis ses débuts sont tous à peu près d’accord sur un point : la sociéte de VTC pionnière de son secteur va devenir une « plateforme » dont les services iront probablement bien au-delà du simple transport de personnes d’un point A à un point B. Et concurrencera certainement beaucoup d’autres secteurs que seulement les taxis, jusqu’à peut-être révolutionner notre rapport à l’automobile, aux déplacements urbains et aux services connexes qui peuvent s’y greffer.

En attendant le Grand Soir, certains entrepreneurs malins ont déjà saisi cette opportunité avec des initiatives étonnantes. Ainsi ce chauffeur Uber de la région de San Francisco d’origine philippine, Gavin Escolar, qui a su tirer profit du temps passé dans sa voiture avec une clientèle « captive » potentielle pour transformer son habitacle en un drôle de showroom privé : une boutique ambulante dans laquelle il vend directement des bijoux de sa création.

Comment en est-il arrivé là ? C’est un journaliste de Forbes qui raconte l’histoire, alors qu’il s’est retrouvé au hasard d’une course dans la voiture de Gavin Escolar. Ce dernier, fraichement immigré des Philippines, ouvre un business de joaillerie à San Francisco. Pas vraiment dans la nouvelle économie numérique, donc. Mais comme les affaires sont un peu difficiles, il décide en plus de prendre une licence Uber pour arrondir les fins de mois.

Alors que ses passagers le questionnent sur les bijoux qu’il porte sur lui, il réalise qu’il n’a même pas de carte de visite à leur proposer, puis lui vient l’idée, simple mais apparemment pertinente : pourquoi ne pas transformer sa voiture en vitrine de ses créations, et les vendre directement à ses passagers ?  Aussitôt dit aussitôt fait : le bon Gavin positionne sa quincaillerie dans tous les recoins stratégiques de la voiture, et un petit stock de secours dans la boite à gants. Mais le gars est subtil, et ne se transforme pas pour autant en VRP version bourrin. Plutôt doué en teasing, il laisse les clients le questionner pour mieux les ferrer, et convertir.

Uber, un « rêve de vendeur »…

Comme il l’explique, « C’est un rêve de vendeur, j’ai dix minutes pour faire bonne impression ». Et apparemment, ça ne marche pas trop mal pour lui : non seulement il est très bien noté par ses passager, avec 4.85/5.00 sur Uber Black, 4.87/5.00 sur UberX (et 4.95/5.00 on Lyft pour lequel il travaille également), mais avec 3829 courses en 18 mois, il a réalisé un joli chiffre d’affaires de 18.000 dollars par mois avec la seule vente de ses bijoux. Si vous ajoutez à cela les 3000 dollars gagnés avec son activité de chauffeur Uber, cela nous fait donc 21.000 dollars mensuels. De l’argent immédiatement investi dans l’achat de trois voitures supplémentaires et le recrutement de six chauffeurs. Lui même – qui se qualifie se voit comme un « Uberpreneur » – ne conduit plus qu’environ huit heures par semaine, « pour rester en contact avec ses chauffeurs ». Il en profite également pour aider sa communauté en employant en priorité des chauffeurs d’origine philippine en difficultés et les formant aux basiques de l’utilisation d’un smartphone, d’internet et de Uber et Lyft.

Une pratique dont on pourrait se demander si elle est bien « légale » ou en tout cas autorisée par Uber ? Gavin affirme que c’est le cas, et qu’Uber voit plutôt d’un bon Å“il le fait que ses chauffeurs puissent avoir une activité complémentaire et ainsi mieux s’insérer dans le tissu économique local. Des Uberpreneurs.

Une histoire qui ne fait que confirmer ce que l’on pressent depuis quelques années : internet, l’économie numérique et collaborative offrent d’innombrables pistes pour créer son propre job. Des activités qui peuvent remplacer avantageusement les emplois que l’économie traditionnelle ne crée plus.

Source et image : Forbes


12 commentaires

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  2. Un article qui met du baume au cÅ“ur et qui prouve qu’avec de l’envie et des idées, il est toujours possible de s’en sortir.
    Par contre, ce genre de réussite n’est pas prête à voir le jour en France vu déjà la levée de bouclier contre Uber… Certains grands entrepreneurs Français (Big up Xavier Niel) ont beau dire que la France est la meilleure terre pour accueillir les start-ups et les initiatives, on reste toujours en retard de mille ans par rapport aux USA…

  3. Eric

    Cela étant, les problèmes d’UBER ne sont pas une spécialité française, le service est en bras de fer judiciaire voire carrément interdit dans plusieurs villes et pays, y compris aux US. (à Las Vegas par exemple, pas d’UBER)

  4. 3000 $ / mois c’est archi light en plein temps après co mission à verser, essence, véhicule, assurances, charges…. HEUREUSEMENT qu’il a réussi à s’en sortir en vendant ses créations, sinon il serait pas sorti du « rat race »

    • Eric

      @Thomas P. : ce n’est pas indiqué mais comme ça parle de revenus on peut penser que c’est du net, j’imagine mal qu’à San Francisco un bon chauffeur Uber gagne moins que ça

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  6. Vu ses notes chez Uber, les $3000 sont du net ! un type comme cela, trouvera toujours un moyen de gagner de l’argent, en plus, s’il bosse aux USA, ce sera encore plus facile ! à comparer avec certains pays, gros producteurs de batons à mettre dans les roues…

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