Cette enquĂȘte de la Commission EuropĂ©enne pourrait tout changer pour Android

La Commission remet en question les pratiques de Google pour favoriser sa version d’Android, ses applications et son moteur de recherche sur mobile.

Smartphone Android PIxabay

Depuis un moment, des sources non-officielles Ă©voquaient une enquĂȘte de la Commission EuropĂ©enne sur Google et Android, Ă  cause de suspicions d’abus de position dominante. Et aujourd’hui, celle-ci annonce sur son site qu’elle a envoyĂ© une communication des griefs concernant le systĂšme d’exploitation et les applications Android.

« La communication des griefs est une Ă©tape formelle des enquĂȘtes menĂ©es par la Commission sur les infractions prĂ©sumĂ©es aux rĂšgles de l’UE en matiĂšre d’ententes et d’abus de position dominante », lit-on dans le communiquĂ©. Et bien que cette communication « ne prĂ©juge pas de l’issue de l’enquĂȘte », force est d’admettre que si cette issue est dĂ©favorable Ă  Google, le visage d’Android pourrait changer.

Parmi les choses qui prĂ©occupent la Commission, il y a le fait que Google oblige les constructeurs Ă  prĂ©installer Google Chrome et d’autres applis sur leurs produits s’ils souhaitent y prĂ©installer Google Play, qui est pourtant plus ou moins indispensable.

Accord d’antifragmentation et exclusivitĂ© de Google Search

Android est un systĂšme open-source. C’est grĂące Ă  ce statut que des constructeurs comme Nokia, Xiaomi ou encore Amazon ont pu dĂ©velopper des OS concurrents basĂ©s sur le code de celui de Google et que l’on appelle des forks. Cependant, en utilisant ces accords d’antifragmentation, la firme de Mountain View obligerait les constructeurs qui souhaitent prĂ©installer les applications propriĂ©taires comme Google Play ou Google Search Ă  utiliser la version officielle et non un fork. « La Commission dispose d’Ă©lĂ©ments attestant que, par son comportement, Google a empĂȘchĂ© les fabricants de vendre des appareils mobiles intelligents fonctionnant sous un fork Android concurrent susceptible de devenir une alternative crĂ©dible au systĂšme d’exploitation Android de Google », lit-on.

Sinon, Google aurait aussi « accordé des incitations financiÚres » à des grands constructeurs pour que leurs appareils utilisent en exclusivité Google Search comme moteur de recherche.

En substance, la firme de Mountain View est suspectĂ©e d’avoir abusĂ© de sa position de leader pour empĂȘcher l’émergence de nombreux produits concurrents, comme des navigateurs, des forks d’Android et des moteurs de recherche (c’est Qwant qui doit ĂȘtre ravi). « Il est de plus en plus important pour les consommateurs et les entreprises en Europe que la concurrence puisse s’exercer dans le secteur de l’internet mobile. Au stade actuel de notre enquĂȘte, nous pensons que par son comportement Google prive les consommateurs d’un choix plus large d’applications et de services mobiles et que l’entreprise freine l’innovation Ă©manant des autres acteurs, en violation des rĂšgles de concurrence de l’UE », explique Margrethe Vestager, commissaire chargĂ©e de la politique de concurrence.

Selon Reuters, si Google est dĂ©clarĂ© coupable d’abus de position dominante, il pourrait ĂȘtre condamnĂ© Ă  payer 7,4 milliards de dollars et devra changer ses pratiques commerciales.

(Sources : 1 / 2 )

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