Cette plateforme veut vous transformer en Indiana Jones

Une forme de crowdsourcing utilisée pour rechercher des débris du vol MH370 permet aujourd’hui de sauver des vestiges de civilisations anciennes.

En 2014, durant les recherches des débris du vol 370 de la Malaysia Airlines, la surface à couvrir était tellement grande qu’une organisation a eu l’idée de demander aux internautes d’aider à identifier d’éventuels signes sur des images satellites.

Aujourd’hui, la technologie qui était derrière cette campagne de crowdsourcing est reprise, mais cette fois-ci pour protéger et découvrir des sites archéologiques.

La nouvelle plateforme, baptisée GlobalXplorer, a été lancée par Sarah Parcak, professeur de l’université d’Alabama et spécialiste de ce que l’on appelle « space archaeology » (ou utiliser des images satellites pour faire des recherches archéologiques).

En 2016, elle a remporté le TED Prize ainsi qu’une somme d’un million de dollars pour financer le projet

L’idée derrière celui-ci est de permettre à tous les internautes de faire des contributions. « Avec votre aide, GlobalXplorer s’efforcera de découvrir et de protéger notre histoire humaine commune. En utilisant l’imagerie satellitaire, nous pouvons lutter contre la perte de notre patrimoine culturel », lit-on sur la page d’accueil du site.

Pour commencer, GlobalXplorer vous demande de regarder un tutoriel. Celui-ci vous apprendra comment repérer les signes de pillage, de construction ou d’autres empiétements. Puis, une fois que vous aurez fini le tuto, vous pourrez partir en exploration.

Le site vous montre des clichés de terrains et votre rôle sera de signaler les traces de pillage s’il y en a. En fonction de la qualité de l’information donnée, vous gagnerez des points qui, lorsqu’ils s’accumulent, permettent de gagner des récompenses ainsi qu’un grade plus élevé sur la plateforme.

Actuellement, GlobalXplorer se concentre sur le Péru, et travaille avec le gouvernement pour protéger les sites archéologiques contre les pillages et en découvrir de nouveaux.

Au moment, où j’écris, les volontaires de GolbalXplorer ont déjà exploré plus de 1,8 millions de petits carrés.

Sinon, il est à noter que pour protéger les sites archéologiques, la plateforme ne donne pas les coordonnées des clichés aux utilisateurs qui les scrutent. Et d’après la FAQ de GlobalXplorer, cela prendrait des mois à un éventuel pilleur pour trouver celles-ci en faisant une recherche inversée sur Google Earth. Cela laisse le temps au gouvernement péruvien d’appliquer son plan de préservation sur place.

(Source)


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Un commentaire

  1. On peut également noter que photo-interpréte c’est un métier. On a là encore une société qui sous couvert d’un objectif louable, fait travailler gratos des centaines d’internaute. Uberisation quand tu nous tiens…

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