Les autorités chinoises viennent d’approuver un plan dont la finalité sera la levée de 13 ans d’interdiction des jeux vidéo dans le pays.

Playst Chine : vers une levée officielle de 13 ans dinterdiction des jeux vidéo

Les jeux vidéo ont été interdits dans l’Empire du Milieu au début des années 2000. Une décision due aux inquiétudes des autorités concernant l’influence que les titres violents du type GTA, ou obscènes, pouvaient avoir sur la jeunesse chinoise. Depuis, les chinois se procurent des consoles de jeux sur le marché noir. La dernière console à avoir été légalement commercialisée dans le pays est probablement la PlayStation (la première).

Au mois de juillet, une première rumeur avait fait surface. Le South China Morning Post avait publié un article indiquant que les autorités chinoises « envisageaient » la levée de cette interdiction de 13 ans, à quelques conditions. Ces rumeurs se sont confirmées aujourd’hui puisque c’est un site officiel du gouvernement chinois qui a annoncé un plan permettant aux entreprises qui s’engageraient dans la nouvelle zone de libre-échange de Shanghai de vendre des « matériels de divertissement » (jeux vidéo) dans le marché domestique chinois.

Mais levée de l’interdiction et « mesure de libéralisation » ne signifient pas fin de la censure. En effet, les jeux devraient requérir l’aval des autorités culturelles chinoises avant d’être commercialisés dans le pays.

La zone de libre-échange de Shanghai devrait être ouverte d’ici la fin du mois. Comme Hong-Kong ou Macao, cette zone va bénéficier d’une législation exceptionnelle, par rapport au reste de la Chine. Une forme de « démocratie » à deux vitesses que semblent apprécier les autorités chinoises…

Récemment, Microsoft a confirmé à The Next Web que le groupe est en train d’étudier les possibilités offertes par cette nouvelle zone de libre-échange avec l’opérateur local BesTV.

En revanche, il semblerait que les rumeurs selon lesquels la Chine pourrait autoriser l’accès à Facebook, Twitter et au New York Times dans la zone de libre-échange ne soient pas fondées. Quelques heures après la première déclaration dans les colonnes du South China Morning Post, une autre source anonyme avait démenti la rumeur. Et à quelques jours de l’ouverture de la zone, aucune annonce officielle n’a révélé ces exceptions.

(Source)
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