Côté sciences : comment Internet traverse les océans ?

Internet fournit des données de partout dans le monde, de manière quasi-instantanée. Que l’information vienne de New York, Tokyo ou Rio de Janeiro, il faut bien qu’elle soit par un moyen ou par un autre acheminée chez vous.

Cet article est le second d’une nouvelle série intitulée « Côté sciences« , dans laquelle sera traité une à deux fois par semaine un sujet geek et scientifique qu’il soit d’actualité brûlante ou que j’ai simplement envie d’en parler.

Internet fournit des données de partout dans le monde, de manière quasi-instantanée. Que l’information vienne de New York, Tokyo ou Rio de Janeiro, il faut bien qu’elle soit par un moyen ou par un autre acheminée chez vous.

Après un sondage absolument pas représentatif parmi mes amis proches une bonne partie d’entre eux pense que toutes ces informations circulent via satellite… que nenni !

Si les communications via l’espace ont le vent en poupe (sur votre GPS par exemple) Internet, lui, circule à 99% entre les continents via de « bons vieux »Â câbles posés au fond des océans, contre 1% pour la voie satellitaire (chiffres de 2006).


Le René Descartes. Le bateau poseur de câbles de France Télécom

Un peu d’histoire

Les premiers câbles sous-marins de datent pas d’hier. Quelques années seulement après l’invention et la mise au point du télégraphe électrique de Cooke et Wheatstone en 1838 (entre Londres et Birmingham au Royaume-Uni), l’idée de faire passer ces câbles sous la mer pour relier des zone auparavant inaccessibles fait rapidement son chemin.

C’est en 1842, par Samuel Morse (à qui l’on doit le code du même nom) que le premier câble sous-marin est posé au fond du port de New-York.

Les technologies permettant une meilleur imperméabilité du câble se perfectionnant, en 1852 Paris et Londres sont reliés via un câble sous la Manche et en 1866 le premier câble transatlantique est posé, ouvrant la voie au réseau mondial actuel : Internet.

Les câbles actuels

Bien sur le télégraphe n’est plus tout à fait dans l’air du temps et les méthodes de transmission de données ont bien évoluées depuis le 19ème siècle. Mais si les câbles ne sont plus les mêmes, ils sont bel et bien encore présents.

Ce n’est plus l’électricité qui achemine les informations mais la lumière puisque la fibre optique, développée dans les années 80, offre de nombreux avantages en terme de débit, et de dispersion du signal.


image : Wikimedia commons

Cette technologie continue de s’améliorer, les câbles les plus récent offrant des débits pouvant aller jusqu’à des dizaines de Térabits par seconde grâce au multiplexage en longueur d’onde, qui permet de transmettre simultanément plusieurs messages différents sur la même fibre en utilisant des couleurs de lumière différentes.

Dégâts sur les câbles

Les filets ou les ancres des bateaux, les séismes, ou même les morsures de requins (!) peuvent endommager les précieux câbles posés à même le fond de l’océan. Pour les réparer, des bateaux spéciaux les remontent à la surface depuis leur point de départ, testant de proche en proche la bonne connectivité jusqu’à trouver la zone endommagée.

Les câbles sont aussi très important géo-politiquement, et pendant  la guerre froide, des bateaux soviétiques ont coupés 12 câbles trans-atlantiques entre l’Amérique et l’Europe.

Couverture mondiale

Principalement posés entre l’Europe et les Etats-Unis, les câbles se sont ensuite répandus autour du monde, dans le Pacifique notamment avec l’émergence des pays asiatiques sur le net.

Pourtant à l’heure actuelle tous les pays ne sont pas égaux dans leur accès au réseau et malgré les récents investissements l’Afrique reste toujours faiblement desservies par les précieux câbles.


Une carte de la couverture et des principaux incidents sur les câbles sous-marins. Image : Guardian

Voilà pour une vision globale de comment Internet vous permet d’accéder à des données à l’autre bout du monde.Pour plus de détails je vous invite à consulter la page Wikipédia sur ces câbles.

En attendant, vous pourrez penser à l’incroyable chemin parcouru lors de votre prochain Tweet ou Like !


19 commentaires

  1. Article intéressant mais svp apprenez la ponctuation… Il manque, entre autres, un paquet de virgules qui rendraient la lecture bien plus agréable 🙂

  2. Bon article mais serais-ce possible d’avoir la carte des cables sous marins en HD ? Parce que la on voit rien…!

  3. A préciser: outre son coût global moindre comparé à la transmission via satellite, le câble a un énorme avantage en terme de latence, car même à la vitesse d’une onde (grosso modo équivalente à la vitesse de la lumière), un aller-retour depuis la Terre vers un satellite géostationnaire, c’est minimum plus de 200ms de latence. Donc un aller retour depuis deux points de la Terre (entre un client et un serveur typiquement), ce serait 400ms mini.

  4. Excellent article, qui me rappelle un reportage sur les réparations de ces fameux câbles optiques effectuées par des techniciens sillonnant les mers à bord leurs navires ! Tout aussi fascinant !!!

  5. Je me souviens clairement de mon prof d’SVT nous expliquant il y a pas mal d’années que la dorsale océanique avait été découverte lorsqu’on a tiré le premier cable transatlantique et qu’arrivé à quelques distances de la côté opposé, il s’est avéré trop court (en effet, il avait été calculé pour un fond « Ã  peu près plat », hors la dorsale vient fausser la donne…).
    Problème : je ne retrouve aucune info.
    Je crains de devoir en conclure que mon prof avait abusé de ma naïveté. Ou que ma mémoire me trahie.

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  7. Pingback: Côté sciences : pourquoi la fibre optique est plus "rapide" que les câbles électriques ?

  8. C’est tout de même impressionnant de voir à quel point on peut câbler à travers les océans … On arrête plus la technologie !

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