Crowdfunding : après le Canada, Kickstarter s’exporte en Australie et en Nouvelle Zélande

Cela avait été annoncé il y a déjà quelque temps. La plateforme internet de crowdfunding Kickstarter est maintenant disponible en Australie et en Nouvelle Zélande. Enjeux et bénéfices.

Ce fut au mois d’aout qu’on avait appris, pour la première fois, le projet de la plateforme d’étendre sa portée. Plus tôt, celle-ci était déjà arrivée au Canada. Mais cette fois-ci, Kickstarter arrive sur le sol d’un autre continent et se rapproche un peu plus de la Chine et de la Corée du Sud, deux intervenants majeurs dans l’industrie tech.

Dorénavant, les personnes résidant en Australie ou en Nouvelle Zélande auront une page dédiée sur le site internet de Kickstarter pour démarrer leurs projets. Ceux-ci pourront démarrer leurs campagnes dès le 13 novembre.

Tout d’abord, il faut savoir que les projets issus de l’Australie et de la Nouvelle Zélande seront affichés sur le même site que ceux lancés aux Etats-Unis ou au Canada. Concrètement, cela signifie que ceux-ci pourront bénéficier de la même audience et avoir les mêmes chances de réussite. N’importe qui dans le monde peut les financer. Les frais seront sensiblement les mêmes mais la campagne utilisera les devises locales.

Pour les analystes, cette nouvelle ne concerne pas uniquement l’Australie et la Nouvelle Zélande. La présence du no. 1 du financement participatif pourrait être profitable à l’écosystème startup de toute la région et sa portée peut même atteindre les pays asiatiques. En tout cas, pour un petit entrepreneur indien (par exemple), il peut s’avérer plus facile de se déplacer en Nouvelle Zélande qu’aux Etats-Unis.

Pour le moment, le marché est largement dominé par la plateforme. Son principal rival est Indiegogo. Mais selon cette infographie du site pandodaily, Kickstarter est deux fois plus important que son concurrent.

Il y a également d’autres plateformes qui essayent de varier le concept. Par exemple, le site de crowdfunding britannique BankForTheFuture.com veut étendre ses services à ceux d’une banque d’investissement un peu spéciale puisque celle-ci permettrait aux investisseurs de connaitre le chemin emprunté par leurs argents.

Un autre terme est aussi apparu très récemment : le crowdfunding 2.0. Cette fois-ci, le participant n’est plus consommateur mais actionnaire. Cette possibilité est, par exemple, étudiée au Canada.

En Europe, on accuse peut-être un léger retard. Mais selon Reuters, la Commission Européenne aurait déjà débuté des consultations pour aboutir à une règlementation du crowdfunding, un modèle qui booste les start-ups et entretient la compétitivité.

(Source)

Image : Pixabay


4 commentaires

  1. Petites précisions :
    – Kickstarter était déjà présent en dehors du continent américain : Royaume-Uni.
    – L’entrepreneur indien aura du mal à lancer sa campagne sur kickstarter. Les conditions sont très strictes. Ce n’est pas impossible, mais il devra comme pour les autres pays être représenté par quelqu’un sur place (adresse, compte en banque et papiers d’identité). Voir le cas de forgetbox/lima qui avait du créer une filiale aux Etats-Unis.
    – Le crowdfunding avec acquisition de part sur l’entreprise existe déjà depuis un moment,notamment en France. On peut citer Anaxago et Wiseed. Voir aussi le projet de loi pour l’encadrer qui est en discussion actuellement.

  2. Setra

    @Julien
    Merci pour les précisions. 🙂
    Juste pour les start-up asiatiques. Il y a déjà eu des concepts venus d’Asie qui sont arrivés sur Kickstarter. Après, comment ils ont fait, je ne sait pas. Mais en tout cas, je pense qu’on est d’accord que cela devrait être plus facile avec une présence de la plateforme à proximité.

  3. @Setra,
    Oui en effet, et plus il y aura de pays ou kickstarter sera présent, plus se sera facile. Mais pour le moment, en dehors des pays ou kickstarter est implanté, lancer un projet dessus n’est pas vraiment une sinécure.

  4. Ce type de site fleuri un peu partout sur le net. Kickstarter n’est certainement pas le premier site dans ce genre. On a également lookandfin par exemple, indiegogo.com et plein d’autres plateformes. Maintenant, quant à la perennité du concept, je ne sais pas… ça reste à voir d’autant que ce type de projets ont une rentabilité très largement incertaine.

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