Rares sont les opérateurs qui ouvrent leurs portes pour montrer les coulisses technologiques de leur réseau mais certains jouent plutôt bien le jeu, c’est le cas de Bouygues Telecom.

J’ai en effet eu l’occasion de découvrir avec quelques autres bloggeurs et journalistes ce qui se cache derrière un réseau fixe et mobile en visitant le centre névralgique de l’opérateur.

Baptisé le Technopôle, ce bâtiment ultra moderne est situé à Meudon, en banlieue parisienne, et regroupe tous les services réseau et informatique de Bouygues Telecom. On y retrouve concrètement tout ce qui touche à la technique : de la gestion du réseau et des infrastructures aux incidents, en passant par les développements et tests des différents produits et sans oublier le support technique… À l’instar de la Tour Sequana, qui est située à Issy-les-Moulineaux et abrite le siège de l’opérateur, cet immeuble flambant neuf et certifié Haute Qualité Environnementale (HQE) offre un cadre de travail agréable avec babyfoot et autres espaces de détente.

Place aux développements et tests avec la maquette

Tout commence véritablement avec la visite de la maquette, un lieu ultra-sécurisé où se trouve en fait un environnement de développement et de test. Le réseau fixe et mobile est en clair reproduit à l’identique, mais en plus petit, avec les mêmes équipements que l’on retrouve sur le réseau en production. Ce lieu composé de quelques salles climatisées qui contiennent des baies, des serveurs, des câbles à perte de vue et des équipements réseau, comme dans les centres de données, permet ainsi de tester et valider des nouveaux produits et services, et de reproduire un incident survenu sur le réseau, avant de tester les évolutions à une minorité de clients dans une zone bien précise et de les passer en production…

bouyguestelecom technopole pic7 mini Dans les coulisses du réseau Bouygues Telecom au Technopôle

Direction ensuite les salles de test. Elles sont une vingtaine au total et dédiées à un domaine particulier (le réseau fixe ou mobile). Par exemple, dans le cas d’une salle spécifique au réseau mobile, on retrouve entre autres des cages de Faraday pour réaliser des séries de tests et analyses sur le réseau de développement sans être dans le champ du réseau ambiant (ou de production).

Mais aussi à la supervision du réseau et au traitement des incidents

Enfin, la visite se termine au cockpit qui correspond en quelque sorte à une tour de contrôle du réseau de l’opérateur avec de nombreux contrôleurs qui scrutent les écrans et alarmes de jour comme de nuit. Chaque contrôleur est spécialisé sur un domaine et traite les alarmes en fonction de leur priorité. Le mur d’écrans est composé de nombreuses informations précieuses, dont une carte recensant heure par heure les antennes relais qui ne fonctionnent plus sur les 14 500 reparties sur tout le territoire, un compteur indiquant la volumétrie des données mobiles mais aussi des miniatures des chaînes de télévision sur les différentes Bbox. Un contrôleur est même chargé, entre autres, de vérifier qu’il n’y a pas de décalage entre le son et l’image sur les chaînes les plus populaires. Il faut aussi préciser que certains incidents surviennent plus ou moins régulièrement à cause des conditions météorologiques mais aussi du génie civil (qui peut par exemple sectionner des fibres optiques ou autres câbles).

bouyguestelecom technopole pic16 mini Dans les coulisses du réseau Bouygues Telecom au Technopôle

Un visite plutôt riche en enseignements, d’autant que ce n’est pas tous les jours que l’on peut découvrir les coulisses de l’un des principaux opérateurs européens. Et parce qu’une photo vaut mieux que mille mots, je vous conseille de jeter un coup d’oeil à mon album photo disponible sur Flickr et à cette infographie du réseau mobile.

b842dc671fc099ca1655ec071268d8cc bpthumb Dans les coulisses du réseau Bouygues Telecom au Technopôle
Camille Bouiller, 22 ans, passionné depuis quelques années de nouvelles technologies et particulièrement de tout ce qui concerne la création et la gestion de sites Web (HTML, CSS, PHP, SQL, Python). Il est actuellement développeur front-end. Le suivre sur Twitter ou Google Plus