Dis-moi à qui tu tweetes et je te dirai comment est ton cortex cingulaire

Des recherches suggèrent qu’il peut exister une relation entre vos connexions sur les réseaux sociaux et la taille de certaines parties de votre matière grise.

Plus vous avez d’amis à qui parler sur Facebook – ou un autre réseau social – plus certaines parties de votre cerveau seraient grandes. Des chercheurs de l’Université d’Oxford pensent qu’une relation existe peut-être.

Ces derniers ont scanné les cerveaux de 18 sujets et les ont interrogés sur le nombre de personnes avec lesquels ils ont interagi sur les réseaux sociaux durant le mois qui a précédé. Pour arriver à cette conclusion : les personnes ayant eu le plus d’interactions sur les réseaux sociaux étaient celles qui étaient aussi dotées de certaines parties du cerveau plus grandes. On parlerait notamment du cortex cingulaire antérieur et du cortex préfrontal dorsolatéral. Les connexions entre ces parties de la matière grise seraient aussi plus importantes.

Pour le moment, on parle d’association. Ce mot semble avoir bien été choisi. En effet, il est encore impossible d’affirmer que les connexions sur les réseaux sociaux influent sur la taille de ces parties du cerveau. Il n’aurait pas, non plus, été dit que le fait d’avoir un cortex cingulaire antérieur ou un cortex préfrontal dorsolatéral de grande taille puisse prédéterminer un individu à avoir de nombreuses connexions sociales. Mais quoi qu’il en soit, il s’agit d’une étude sérieuse. D’après le Huffington Post, les résultats seront présentés à la réunion annuelle de la Society for Neuroscience.

N’ayant aucune connaissance en matière de neurologie, j’ai tout de même décidé de citer des extraits des définitions Wikipédia de ces zones spécifiques du cerveau. A vous de voir le genre de relation que celles-ci pourraient avoir avec votre liste d’amis sur Facebook ou vos Followers.

Cortex cingulaire antérieur (CCA) : « … semble jouer un rôle dans une grande variété de fonctions autonomes comme la régulation de la pression artérielle et du rythme cardiaque, les fonctions cognitives, telles que l’anticipation de récompense, la prise de décision, l’empathie et l’émotion. »

Cortex préfrontaldorsolatéral (dlPFC) : « Cette région dorsolatérale est impliquée dans un réseau qui permet l’élaboration de processus cognitifs. Il joue un rôle majeur dans la planification et les fonctions exécutives. »

Le réseau social est un phénomène encore assez récent. Il y a 10 ans, peut-être que personne ne pensait qu’on allait passer la moitié de nos matinées sur un site nommé Facebook.

Les informations que nous fournissons gratuitement sur certains de ces sites sont déjà utilisées pour optimiser le ciblage des annonces publicitaires. Par exemple, si vous lancez une publicité Facebook, vous avez la possibilité de cibler une tranche d’âge, une profession, etc. Mais des chercheurs utilisent également certaines informations pour trouver des corrélations.

On peut aussi citer cette étude réalisée en Chine sur le réseau social Weibo – le Twitter local – durant laquelle 70 millions de messages provenant de 200.000 utilisateurs ont été observés. Les chercheurs sont arrivés à la conclusion que les messages exprimant de la colère pouvaient être contagieux et influer sur l’état d’esprit des autres utilisateurs.

Bien évidemment, tous ces résultats restent théoriques et ce n’est pas parce qu’on vous a dit que le bleu provoque plus d’interactions sur Instagram que vous allez forcément faire un buzz en publiant la photo d’un ciel sans nuage.

(Source)


2 commentaires

  1. Wooow. 18 sujets !
    Comment ils dirent quelque chose la dessus.

    On sent que s’ils publient rien, l’argent ne tombe plus.

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