Les internautes qui ne connaissent pas les contraintes du webdesign s’étonnent souvent du fait que l’on retrouve toujours les mêmes polices de caractères sur le web, notamment dans les blogs ou les sites d’information.

Les webmasters connaissent bien cette problématique, qui les conduit régulièrement à expliquer aux clients que non, il n’est pas recommandé d’utiliser n’importe-quelle typo exotique pour la titraille, principalement pour 3 raisons :

  • la lisibilité : la typo souhaitée par le client n’est pas forcément présente sur tous les ordinateurs, or – chose étonnante et assez peu logique pour un novice, ne l’oublions jamais – une page web s’affiche avec les typos présentes sur l’odinateur du visiteur, et non pas celles du concepteur…
  • l’accessibilité : si l’on veut afficher la fameuse typo exotique du client, il faut « dessiner le texte », soit faire des titres au format image. Les titres en image c’est bien, c’est parfois nécessaire pour enrichir le design d’une page, mais ils ne seront pas forcément lisibles de façon confortable par un navigateur n’affichant pas les images, ou un lecteur d’écran, même si on les accompagne de la balise descriptive qui va bien.
  • le référencement : accessibilité et bon positionnement dans Google étant souvent liés (en tout cas quand on fait du SEO naturel et propre), un titre en image n’est pas non plus la meilleure façon de bien référencer son site, quand on connait l’impact d’un bon titre emballé dans une balise H1.

Il existe cependant des solutions permettant d’utiliser les polices que l’on souhaite au moment de la conception du site sans pour autant pénaliser celui-ci, ni plonger le visiteur dans des abîmes de perplexité. sIFR fait partie de celles-ci, et j’en avais déjà parlé ici.

Autre solution, qui ne fait pas appel à Flash mais à JavaScript et PHP (disponible aussi avec jQuery et Scriptaculous), voici Facelift, un script gratuit qui permet d’afficher dynamiquement la police de son choix sur tous les navigateurs. Une fois le script installé, il suffit de déclarer les balises que l’on souhaite personnaliser, et le programme se charge de le faire pour vous, ce qui vous permet de coder vos pages comme vous le faites d’habitude sans vous soucier de l’implantation des polices spéciales.

Facelift possède en revanche un inconvénient notoire par rapport à sIFR : le texte converti en image n’est pas sélectionnable partiellement, contrairement au texte généré par sIFR. Avec Facelift, vous pouvez quand même faire un copier-coller de texte, mais uniquement avec une sélection par bloc, à l’aide d’un Ctrl+C.

Une solution intéressante pour enrichir le design de son blog, la typo étant un élément fondamental du design, point sur lequel – une fois n’est pas coutume – la presse écrite possède un avantage incontestable sur le web.