En 2014 : Facebook ou Google+ ?

Quelle plateforme choisir pour son social media marketing 2014 ? Forces et faiblesses comparées des deux réseaux sociaux.

D’aprĂšs l’agence Vanksen, Facebook reste le rĂ©seau social leader, mĂȘme s’il est dĂ©laissĂ©, notamment par les plus jeunes qui prĂ©fĂšrent des plateformes plus rĂ©centes, plus mobiles et oĂč leurs parents ne sont pas prĂ©sents. Au-delĂ  des ados, l’agence prĂ©cise que l’engagement sur Facebook a Ă©tĂ© divisĂ© par trois en 2013.

De son cĂŽtĂ©, Google+ a connu un formidable essor et Oliviez Duffez indique dans un article que Google+ devrait ĂȘtre un Ă©lĂ©ment indispensable Ă  toute stratĂ©gie de rĂ©fĂ©rencement : « Google+ aura de trĂšs fortes rĂ©percussions sur le rĂ©fĂ©rencement naturel ». Quelle plateforme choisir pour son social media marketing 2014 ?

Facebook en baisse

La baisse de Facebook ne concerne pas que le nombre d’adolescents prĂ©sents et l’engagement. C’est aussi le reach qui est touchĂ©. En effet, le quantitĂ© de contenu que chacun (membre ou page) veut faire ressortir dans les flux croit beaucoup plus vite que ce que les internautes peuvent absorber. Facebook se concentre donc d’une part sur ce qui gĂ©nĂšre le plus d’intĂ©rĂȘt et d’autre part (et surtout) sur la diffusion payante. Ce n’est pas rĂ©ellement une surprise puisque j’indiquais sur ce blog il y a prĂšs de 2 ans qu’il allait falloir payer pour ĂȘtre visible sur Facebook.

Deux visions antagonistes de Facebook

Le « problĂšme » que Facebook rencontre actuellement vient d’une diffĂ©rence de fond entre la vision du fondateur et ce qu’en veulent les utilisateurs. Chacun veut sa version de Facebook, et ces deux visions sont aux antipodes l’une de l’autre. Mark Zuckerberg veut que Facebook soit le meilleur journal au monde. Il veut faire des flux d’actualitĂ© une expĂ©rience haut de gamme, de grande qualitĂ© avec des photos et des histoires. PlutĂŽt que des partages de photos de soirĂ©es arrosĂ©es, il veut faire de Facebook un journal digital stylisĂ© d’articles de 1 500 mots que chacun consulte tous les jours. De leur cĂŽtĂ©, les membres de la plateforme veulent une version plus tabloĂŻd avec des histoires plus dĂ©calĂ©es, des chats, des chiens, des bĂ©bĂ©s, de la nourriture, des selfies et du LOL. A priori les articles stylisĂ©s et bien Ă©crits ne se partagent pas autant que les vidĂ©os et les photos virales[1]. Or, plus de viralitĂ©, c’est plus d’engagement, donc plus d’utilisateurs satisfaits. Ces divergences expliquent probablement les changements frĂ©quents dans l’algorithme de Facebook.

Aujourd’hui, selon Mashable, Facebook compte plus d’un million d’annonceurs et plus de 25 millions de pages actives de PME. Cela signifie qu’environ 4% seulement des entreprises actives sur Facebook l’utilisent pour de la publicitĂ©. Le potentiel est donc Ă©norme pour Facebook. Mais Facebook va devoir faire un choix entre une vision plus « journal » sĂ©rieux ou plus virale. Du cĂŽtĂ© des annonceurs, il va falloir dĂ©cider d’investir ou non avec le risque que le site Ă©volue dans une direction diffĂ©rente de ce qu’il est aujourd’hui.

Les rĂ©seaux sociaux sont un espace virtuel et interactif en ligne oĂč nous voulons dĂ©velopper et prolonger nos activitĂ©s offline. Dans sa vision d’Ă©voluer vers un site d’information,  Facebook limite notre capacitĂ© Ă  le faire puisque c’est Facebook qui dĂ©cide pour nous ce que nous pouvons voir. Pour les annonceurs, la gratuitĂ© n’est plus possible. Ce qui revient Ă  exclure les plus petits qui n’auront pas les budgets nĂ©cessaires pour lutter contre les plus gros. Et mĂȘme pour les plus gros annonceurs, qui peut dire si Facebook restera une plateforme Ă©conomiquement intĂ©ressante pour atteindre ses consommateurs? Etre visible dans les flux va devenir de plus en plus difficile.

Google+, le second réseau social

Depuis quelques semaines maintenant, Google+ est devenu le second rĂ©seau social au niveau mondial avec plus de 340 millions d’utilisateurs actifs chaque mois, soit environ le tiers des 1.15 milliards actifs sur Facebook. Google+ a une forte particularitĂ© : c’est Google. Il ne faut prendre en compte le simple rĂ©seau social, mais l’ensemble de l’univers Google qui va avec : rĂ©fĂ©rencement, gĂ©olocalisation, personnalisation… Google a complĂštement intĂ©grĂ© son rĂ©seau social Ă  tous ses diffĂ©rents produits. L’autorship Google va devenir une composante essentielle du rĂ©fĂ©rencement Google en 2014.

L’avantage concurrentiel de Google+

Par rapport Ă  Facebook, Google+ a une force considĂ©rable : Google n’a pas Ă  diffuser de publicitĂ© pour rentabiliser la plateforme. Le cash est dĂ©jĂ  gĂ©nĂ©rĂ© par Adwords et Adsense. Certes en fin d’annĂ©e Google+ a lancĂ© les « + post », mais ils sont destinĂ©s Ă  pousser les posts sur le rĂ©seau Display de Google pour renvoyer du trafic vers le profil entreprise. Cependant, Google+ a beaucoup moins d’inscrits que Facebook et beaucoup moins d’actifs que Facebook, et le rĂ©flexe du marketer peut ĂȘtre de se concentrer lĂ  oĂč est son audience, donc sur Facebook. Mais, comme indiquĂ© plus haut, il ne faut pas voir Google+ en tant que tel, mais bien comprendre que Google+ c’est Google. C »est (encore pour le moment) sur Google sur l’on se rend quand on fait une recherche en vue d’un achat ou pour s’informer sur un prestataire ou un partenaire.

Quel choix pour les annonceurs?

En tant qu’annonceur, on a en quelque sorte le choix entre la recherche sĂ©mantique et dĂ©penser pour essayer d’attirer l’attention de ses fans. Facebook reste une plateforme essentielle. Ceux qui y sont inscrits aiment s’y rendre pour interagir avec leurs amis. Facebook reste l’un des meilleurs moyens d’avoir des news de son rĂ©seau et de ceux qui nous sont chers. Mais on perçoit une perte de contrĂŽle de la diffusion de son contenu, des posts qui n’arrivent pas et une difficultĂ© croissante Ă  rencontrer son audience. Google+ repose (pour le moment) davantage sur la qualitĂ© du contenu, la pertinence, la capacitĂ© Ă  dĂ©velopper une audience et Ă  l’engager grĂące Ă  son contenu.

Il n’est pas question de ne plus ĂȘtre sur Facebook, mais il faut y ĂȘtre pour de bonnes raisons et de bons objectifs. La course aux fans, qui reste en vogue dans de nombreuses directions marketing n’a pas beaucoup de sens. Qu’on paie ou non pour diffuser son contenu, la qualitĂ© est essentielle. Il faut plus que jamais une vraie stratĂ©gie Ă©ditoriale, notamment autour de l’image. Le Picture Marketing est plus que jamais d’actualitĂ©. PlutĂŽt qu’investir temps et argent pour acquĂ©rir des fans, mieux vaut mener une rĂ©flexion de fond sur son contenu et sa crĂ©ation. En revanche, Google+ doit impĂ©rativement ĂȘtre intĂ©grĂ© Ă  une stratĂ©gie social media en 2014. Ce n’est plus une option si on veut optimiser sa prĂ©sence et la rendre la plus efficiente possible.

[1] note d’Eric : je confirme !


15 commentaires

  1. MĂȘme si Facebook perd en « popularitĂ© » il ne serait pas judicieux de le bannir d’une stratĂ©gie social media, le tout est de savoir lui associer les bons objectifs (FidĂ©lisation, Recueil d’informations sur les clients, NotoriĂ©tĂ© ..)
    Quant Ă  Google + il est surtout important d’y ĂȘtre dans un soucis SEO.

  2. [1] je confirme aussi !

    « Google+ a une forte particularitĂ© : c’est Google. Il ne faut prendre en compte le simple rĂ©seau social, mais l’ensemble de l’univers Google qui va avec : rĂ©fĂ©rencement, gĂ©olocalisation, personnalisation
 Google a complĂštement intĂ©grĂ© son rĂ©seau social Ă  tous ses diffĂ©rents produits »

    Bravo, merci de le rappeler pour ceux qui ne l’aurait pas encore saisi, car c’est lĂ  toute la diffĂ©rence et la force de Google+ (ceux par exemple qui disent encore aujourd’hui que c’est un rĂ©seau mort)

  3. Avec plus qu’un milliard d’abonner FB reste le leader des rĂ©seaux sociaux , saud que ça s’est fait sur 7ans alors qu’en seulement 3ans Google + compte plus que 500 millions d’abonnĂ©e , certe qu’on peut pas nier l’apport de Google poue cette statistique , pour le future Google + plus sera incontournable
    pour le Référencement m^meme si cÎté jeune il est délaisser aussi , mais le monopole oblige !!!

  4. Ce dĂ©bat n’est pas tout jeune mais il a Ă©voluĂ© et si l’Ă©poque oĂč GG+ « faisait de la peine », ce n’est plus le cas aujourd’hui, c’est vrai.
    En tant qu’utilisatrice des 2 RS, j’ai le sentiment que c’est plus actif sur GG+ notamment grĂące aux diverses communautĂ©s de blogueurs/SEO.

    Maintenant, concernant FB, disons que c’est peut-ĂȘtre le cĂŽtĂ© plus « intime » qui a pris le dessus. Par lĂ  j’entends que la famille et les amis utilisent plus FB que GG+ alors que professionnellement parlant, c’est plus intĂ©ressant sur GG+, je pense. Toutefois, je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il ne faille nĂ©gliger aucune de ces deux plateformes.

    Par contre, si on peut aussi ajouter un point nĂ©gatif Ă  Facebook, c’est l’achat de faux fans. Comme vous parlez de la chasse aux fans dans votre article, j’ai personnellement du mal Ă  me fier au nombre de fans d’une page FB en sachant qu’il est possible d’en acheter des faux pour des sommes modiques afin de se donner une image plus « populaire » … Alors, peut-ĂȘtre que c’est pour ça aussi que FB perd de sa valeur ?

    Enfin, mĂȘme si votre article traite de ces deux rĂ©seaux sociaux, je ne me lasse vraiment pas de Twitter qui, d’aprĂšs moi, reste un excellent outil. Certes, la limite du nombre de caractĂšres est parfois frustrante mais d’un autre cĂŽtĂ©, c’est aussi agrĂ©able d’avoir un format uniforme, pratique et agrĂ©able Ă  utiliser. L’info circule bien et rapidement.

  5. Article trĂšs intĂ©ressant. J’Ă©tais justement en train de me faire un tableau comparatif des deux rĂ©seaux.

    Tout d’abord il faut effectivement parler de contenu car l’intĂ©rĂȘt et l’attractivitĂ© commence par la. A mon sens le contenu s’affaiblit sur FB alors que sur G+, liĂ©e Ă  la communautĂ© « des rĂ©ferenceurs », les pages sont rĂ©ellement de qualitĂ© au niveau information.

    Pour continuer sur ce sujet et en enchainant sur l’aspect technique, les communautĂ©s Google sont bien plus riches au niveau Ă©change d’informations, que sont les groupes de FB ou ce ne sont que des affichages de posts sur un sujet. les catĂ©gories, discussion, problĂšmes, astuces etc…. favorise les Ă©changes.

    Il est clair que G+ a bien progressĂ© et est aujourd’hui, Ă  mon sens, plus pensĂ© pour favoriser la communication.

    Autre point important l’aspect rĂ©fĂ©rencement…. Il est clair qu’Ă©tant de la firme de Mountain View, avec les mouvements actuels sur les hashtag et authorship, on imagine bien que Google a bien envie de revenir au niveau de FB sur 2014…. On comprend bien que le nombre de comptes « actifs » est une variable importante pour faire basculer ou pas des annonceurs.

    Pour finir, un petit dĂ©tail technique….. je ne comprend pas que FB n’accepte pas les Gif animĂ© 😉

  6. Frédéric on

    Pour moi Facebook est un rĂ©seau de relations, professionnellement il n’a que trĂšs peu d’intĂ©rĂȘt surtout depuis qu’il faut payer (Ă  perte bien sur) pour ĂȘtre vu

    Google+ est un rĂ©seau autiste aujourd’hui quasiment constituĂ© que de professionnels qui ne font que poster leurs propres messages sans aucun intĂ©rĂȘt pour ceux des autres.

  7. Personnellement je prĂ©fĂšre g+ pour sa gestion des contacts plus ergonomiques (les cercles), la gestion et le partage des photos (avec mon compte picasa et le fait que je sois titulaire d’un abonnement ancien tarif imbattable), et sa prĂ©sentation. Ce qui me manque cruellement, par contre, c’est l’impossibilitĂ© de backdate ses posts, et d’avoir une time line. Parce que si je voulais ne faire que du live, j’irais sur mon compte twitter …

  8. Bonne synthĂšse de Cyn et FrĂ©dĂ©ric qui donnent les principales diffĂ©rences entre les deux rĂ©seaux. Bien Ă©videmment, il faut ĂȘtre sur les deux et accorder la prioritĂ© Ă  celui qui permet d’atteindre les objectifs qu’on s’est fixĂ©s (si jamais il y en a).

  9. Je trouve vraiment dommage qu’on ne puisse publier un flux RSS provenant d’un blog sur Google + …
    Il ya des solutions un peu bancales comme Hootsuite, mais la, encore une fois, on ne peut pas faire tout ce qu’on veux !

  10. « Google+ aura de trÚs fortes répercussions sur le référencement naturel ».

    A voir mais je ne serais pas aussi catĂ©gorique. Google a dĂ©jĂ  une multitude d’outils (ex. Analytics) pour Ă©valuer un site dans son ensemble et dĂ©cider ou non de le placer sur une requĂȘte.

  11. Les rĂ©seaux sociaux qui vont s’imposer en 2014 seront graphiques : Pinterest qui prend dĂ©jĂ  une place importante dans l’e-commerce, Instagram et puis Google+ car la force de Google+ c’est que c’est bon pour le rĂ©fĂ©rencement. Mais Facebook sera indĂ©trĂŽnable pour les gens qui sont dĂ©jĂ  habituĂ©s. Il se dit (buzz ? intox ?) que les ados quitteraient Facebook pour se rabattre sur des rĂ©seaux sociaux moins connus et plus sur la vidĂ©o (Vine, Pheed, SnapChat). On va vers l’ Instant Consuming Content (çà s’invente pas) !

  12. Qu’on le veuille ou non google+ incite fortement les webmaster de tout poils Ă  dĂ©velopper leur plateforme sous forme d’Ă©ventuel gains au niveau SEO. Savoir si cela est rĂ©ellement efficace…pas facile de le savoir Ă  l’heure actuelle mais sachant que l’on est forcĂ©ment dĂ©pendant leur algo de calcule de rĂ©fĂ©rencement est une raison suffisante pour ne pas rater le train. et ce train ne fait que dĂ©marrer. Ensuite ĂȘtre quasiment obligĂ© d’y mettre sa tronche, c’est gĂȘnant quand on ne veut que reprĂ©senter une enseigne.

  13. GroogleMoins on

    Je me demande combien de comptes « Google+ » fictifs existent, vus l’intĂ©gration forcĂ©e avec Youtube.

    C’est difficile de trouver des rĂ©ponses en cherchant sur… Google.

Send this to friend

Lire les articles précédents :
Sony_PS4
PS4 : plus de 4.2 millions d’unitĂ©s vendues et PlayStation Now pour le streaming des jeux PS3

Lancée le 15 novembre en Amérique du Nord puis le 29 novembre 2013 en France (et dans d'autres pays), la...

Fermer