Après la polémique qu’il y a eu le mois dernier sur l’usage du texto au volant, la loi semble se diriger vers une interdiction pure et simple du téléphone au volant.

Le professeur de droit Orin Kerr a diffusé, via son Twitter, un cas de téléphone au volant peu commun. L’affaire s’est déroulée en Californie à la fin du mois de mars. L’accusé a été assigné au tribunal pour l’utilisation d’une application de navigation par GPS sur son téléphone au volant. Ce geste a été jugé comme violation de la loi : « Le premier fléau que l’on cherche à éviter est la distraction du conducteur quand il ou elle utilise ses mains pour manipuler son téléphone » a déclaré le juge Kent Hamlin. Il semblerait donc que le téléphone soit incriminant dès lors qu’il occupe une main du conducteur, même si c’est pour l’aider à trouver son chemin, ce qui en soi pourrait plutôt s’apparenter à une démarche favorable à la sécurité.

smartphone GPS En Californie la loi anti texto au volant interdit aussi lusage du GPS sur son smartphone

Le juge explique clairement que « La distraction est présente si le téléphone sans fil est utilisé comme un téléphone, un navigateur GPS, une montre ou un appareil pour envoyer et recevoir des SMS et des mails ». Cela veut dire qu’au regard de la loi Californienne, à partir du moment où vous enlevez vos mains du volant pour naviguer sur un quelconque terminal, vous êtes distrait et hors-la-loi.

Le problème de cette définition est qu’elle atteint tous les appareils électroniques utilisés au volant comme les GPS. Le juge explique que certains objets sont dangereux au volant pour les autres automobilistes et que la suite appartient au législateurs, la loi actuelle étant très claire.

On peut se poser des questions sur l’interdiction des appareils en voiture. En Australie par exemple, le téléphone portable est tout simplement interdit au volant. A contrario, la radio dans la voiture peut nous occuper une main, le temps de trouver une bonne station, est-ce un appareil dangereux pour autant ? Les réactions des internautes à ce sujet sont très partagées, certains craignent une menace pour leur liberté au volant alors que d’autres préfèrent penser à leur sécurité.

(source)