La compagnie locale d’électricité de la bonne ville d’Umea, en Suède équipe une trentaine d’abribus d’un dispositif de luminothérapie pour donner un peu d’énergie à ses habitants.

Ce foutu hiver qui commence à laisser des morsures de plus en plus profondes et qui nous ferait presque croire à la théorie de la fin du calendrier Maya (quitte à tous mourir, faisons-le en décembre, le jour le plus court de l’année, nous aurons moins de regrets que si c’était par une belle journée de juin) n’est rien à côté de ceux que subissent nos amis nordiques.

Chez eux, la lumière du soleil n’est plus qu’un vague souvenir plusieurs mois par an. A tel point que cela en devient même un concept, voire un Graal.

D’où l’idée très opportune, sinon opportuniste, mais en tout cas lumineuse d’une compagnie locale d’électricité de la bonne ville d’Umea, située à quelque 600 kilomètres au nord (encore !) de Stockholm d’équiper une trentaine d’abribus d’un dispositif de luminothérapie afin de redonner aux habitants un petit shot d’énergie pendant qu’ils poireautent en attendant le bus, leur faisant presque confondre Umea avec Nouméa, le temps d’une correspondance.

abribus luminotherapie En Suède, on attend le bus sous le soleil, exactement

Un gâchis écologique ? Pas vraiment, en fait. Selon Umea Energi, l’électricité qui va alimenter ces arrêts de bus à remonteur-de-moral incorporé provient de sources renouvelables, la compagnie affirmant qu’elle prévoit atteindre un bilan carbone neutre d’ici 2018.

Vous imaginez le même dispositif chez nous ? Un jour peut-être, si quelqu’un invente la luminothérapie blindée (et à l’épreuve des balles).

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