Encore un atterrissage réussi en pleine mer pour la fusée de SpaceX

Deux succès en moins d’un mois, SpaceX peut se féliciter d’avoir une nouvelle fois réussi à poser son lanceur sur une barge drone en pleine mer.

Atterrissage réussi pour le lanceur de SpaceX

Nous avions déjà évoqué l’atterrissage de la fusée SpaceX sur une barge en pleine le 9 avril dernier, car il s’agit d’un évènement historique dans le domaine de la conquête spatiale. L’entreprise vient de renouveler son exploit.

SpaceX signe un vrai exploit en envoyant un satellite en orbite et en faisant revenir sa fusée sur terre

La fusée Falcon 9 de SpaceX vient de confirmer que la société a désormais le contrôle sur sa technologie de lanceur réutilisable. Les espoirs ont même été au-delà des espérances de SpaceX, qui estimait peu probable que l’atterrissage se fasse dans de bonnes conditions, car cette fois le lanceur mettait un satellite en orbite.

Le lanceur Falcon 9 de SpaceX avait décollé de Floride, ce vendredi 6 mai à 7h21 (heure de Paris) pour mettre en orbite le satellite de communication japonais JCSAT-14. Chose qu’il a fait sans soucis 35 minutes seulement après le décollage. Le lanceur de SpaceX est ensuite retombé vers la terre avec une trajectoire extrêmement précise, jusqu’à la barge drone sur laquelle il a atterrit sans encombre.

Contrairement au premier atterrissage réussi il y a quelques jours, cette fois le lanceur a transporté un satellite, a exécuté une mission sans encombre et est retombé d’une altitude de 100 km. Un véritable exploit qui confirme très sérieusement l’avancée technologique de SpaceX. En effet, aucune fusée réutilisable n’était jamais allée si haut. En chutant d’une orbite géostationnaire, le lanceur redescend dans l’atmosphère à environ 2 kilomètres par seconde, avec en prime un échauffement bien plus important que lors d’une mission en orbite basse. Il est nécessaire de freiner trois plus fort pour parvenir à ralentir la chute libre de la fusée.

Ce nouveau succès vient de démontrer que désormais il sera possible de réutiliser des parties de lanceur, jusqu’à présent détruites en retombant dans l’océan, ce qui avait pour incidence directe, un coût financier très important.

Avec SpaceX, lancer un satellite ou envoyer du fret dans l’espace coutera énormément moins cher, ce qui facilitera les futures missions et accélérera la conquête spatiale à l’avenir, notamment vers Mars. Un rude concurrent à Ariane 5 vient de voir le jour !

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10 commentaires

  1. Une grosse erreur dans cet article, le premier étage ne va pas jusqu’à 35 000 km d’altitude, mais uniquement à 200 km d’altitude après avoir abandonné le 2ème étage à 100km d’altitude (on le voit d’ailleurs bien dans la vidéo). ce qui fait l’exploit n’est pas temps l’altitude (la même que lors du précédent amerrissage) mais la vélocité horizontale et la différence de masse utile qui fait qu’il y a beaucoup moins de carburant restant pour pouvoir effectuer l’amerrissage dans de bonnes conditions

  2.  » après une chute de 35000 kilomètres »
    Les mecs à SpaceX, ils te font une émission où tout est expliqué, avec graphiques à l’appui, et ion trouve encore quelqu’un qui arrive à te sortir une ineptie pareille.

    C’est le 2ème étage de la fusée qui monte à 35000 Km.
    Le 1er étage monte à environ une centaine de kilomètres. Il suis une trajectoire parabolique jusqu’à la barge où il atterri.
    Cela dit, sa vitesse bien plus élevée, par rapport au dernier lancement, font de cet atterrissage un exploit technique indéniable.

    • Le deuxième étage à largué le satellite à 525km en GTO avant de se réorienter vers la Terre pour faire son deorbit burn, s’il restait suffisamment d’ergols.
      C’est le satellite lui-même qui circularisera son orbite quand il sera en orbite géostationnaire 🙂

    • Le problème c’est cette vidéo en anglois. On ne pige rien et puis pourquoi donc devoir parler cette langue de barbares. Ils devraient parler français comme tout le monde.
      Depuis le temps que nous les avons colonisés, il serait temps que ce TOM parle la langue de la métropole !

  3. pour mémoire ,la réduction des coûts était l’idée qui qui a poussé la NASA à construire les navettes …

    • Et ? Quel est le rapport ?
      C’est pour tenter de faire une analogie et dire que ça n’a pas été économique du tout ?

  4. Euh… le premier étage est retombé de grosso-modo 100km, la séparation d’avec le second étage ayant lieu vers 70-75km ( le deuxième s’est quant à lui séparé du satellite à 525km…)
    En parlant de 35000km vous confondez avec l’altitude géostationnaire à laquelle finira le satellite…

  5. « Après une chute de 35000km »… Quelle énormité, en plein titre…

  6. Eric

    La boulette est corrigée, c’est bien 100 km, pas 35.000 ! Merci de votre vigilance !

    • Merci, mais… il faut encore supprimer « (zone des orbites géostationnaires) » 🙂

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