Et si quelqu’un était payé pour surveiller vos enfants sur les réseaux sociaux…

Aux Etats-Unis, une académie scolaire de Californie a décidé de payer un contractant pour surveiller les activités « publiques » de ses étudiants sur les réseaux sociaux.

C’est la société Geo Listening qui a été engagée par le Glenade Unified School District pour analyser, tels des agents de la NSA, les publications des étudiants sur les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, Twitter et tant d’autres. La mission du contractant inclut la recherche de preuves de harcèlement, de crimes, de consommation de drogue et toutes autres formes de comportements délictueux. Les « pions » du Web peuvent aussi signaler des élèves qui semblent évoquer des envies de suicide.

Interrogé par CBS Los Angeles, le responsable du district, Richard Sheehan, a déclaré que le but de cette surveillance façon PRISM des élèves est uniquement de garantir leur sécurité. Lorsqu’une activité suspecte est détectée sur les réseaux sociaux, le district peut rapidement intervenir pour prévenir des actions illégales ou dangereuses.

Le programme surveillerait l’activité en ligne de près de 13 000 élèves (lycéens et collégiens). Bien évidemment, des parents ont déjà manifesté leurs mécontentement vis-à-vis de ce qui s’apparente à du cyber-espionnage, évoquant une intrusion, sans que leur avis ait été consulté. Toutefois, les officiels ont déjà précisé que le programme n’accède qu’à des informations déjà rendues publiques par les élèves et que celui-ci ne viole aucune règle.

Les élèves de cette circonscription américaine doivent donc faire attention à ce qu’ils postent sur les réseaux sociaux, au risque d’arriver au bureau du directeur d’école sans s’y attendre.

Cette initiative avait été lancée suite au suicide d’un élève du district qui aurait été victime de harcèlement sur les réseaux sociaux. Des incidents similaires sont courants sur le web.

Un programme qui soulève des interrogations concernant un éventuel stockage de ces données récoltées par le contractant engagé par la circonscription scolaire. Si tel était le cas, il serait alors possible de constituer des dossiers « réseaux sociaux » des élèves, ce qui pourrait être compromettant pour l’avenir professionnel de certains. Nous savons à quel point certaines compagnies ou organismes aiment scruter de fond en comble. Une telle base de données serait également une ressource précieuse pour établir des profils psychologiques.

(Source)

Image © pictureYouth


13 commentaires

  1. Je ne sais pas si ça existe déjà mais il faudrait peut être créer des heures de sensibilisation et de formation à internet et aux réseaux sociaux dans les écoles. Ca apprendrait aux gens à protéger leurs données et à « bien » se comporter. On éviterait peut être les histoires de harcèlement, ces histoires de surveillance ou encore « les cris au loup » dès que Facebook change ses paramètres de confidentialité.

    • Setra

      N’empêche, quand on règle ses paramètres de confidentialités, on a l’impression que Facebook nous fait un peu tourner en bourrique.

  2. Finalement la connectivité entre les personnes liées a facebook permet de créer une multitudes de services autour. Je pense que ce système et le début d’une police du net avec bientôt l’apparition d’amande.

  3. La prévention dans les établissements scolaires, nous sommes déjà quelques uns à la faire. Et on est bien sur un soucis d’éducation et pas seulement de contrôle ou de surveillance. Ce qui pose problème à un établissement, ce n’est pas tant entre adultes et élèves, mais surtout les violences morales qui prennent racine sur le web ou qui s’y poursuivent, décuplant souvent la puissance et la portée de ce qui a finalement toujours existé…Mais peut-on gérer et différencier espace public et privé à 13 ou 14 ans ? Forcément non…

  4. Personnellement, je ne suis pas contre une surveillance des informations publiques écrites par nos enfants si cela peut leur assurer plus de sécurité. Étant père de 3 enfants, je ne peux être contre une telle mesure. Par contre, cette surveillance ne doit avoir qu’un seul but qui est la sécurité et mettre des règles strictes empêchant tout détournement du système pour d’autres fins.

  5. Hum je pense qu’il faut juste être un peu plus ferme sur certaine règles. Et puis quand un enfant veut faire quelque chose, il trouvera toujours le moyen de le faire.

  6. Je trouve que c’est un plus pour cette école et je ne vois pas pourquoi les parents sont en rogne a cause de ça
    Quoi qu’avec les réseaux sociaux les pseudos sont une bonne tactique pour dévier toute surveillance
    😉

  7. De toute façon, la drogue, le harcèlement et tout le reste passera par ailleurs s’il ne passe plus par Facebook, Twitter, … il y en a toujours eu et malheureusement ce n’est pas prêt de s’arrêter. Par contre le respect de la vie privée est réduit à néant, encore une valeur de perdue. Comment peut-on espérer qu’après ça, nos jeunes devenus adultes respecteront la vie privée?

  8. Les seules personnes qui devraient s’inquiéter de la vie numérique des enfants, c’est les parents. La c’est un cruel manque de respect de la vie privée, mais bon, ces temps ça devient légion aux USA.

    Par contre je pense qu’il est important que cette surveillance soit faite par les parents. Perso, j’utilise une google alerte et le site « mention » pour vérifier que rien de particulier ne soit dit sur eux. Ca n’est pas infaillible, mais au moins ça fait le gros du travail.

  9. Parlé de vie privée lorsque l’on parle de donné publique… Je ne suis pas particulièrement pour mais je ne vois pas non plus d’argument contre si cela reste sur des données publique.

    Dans l’ensemble, c’est un problème d’éducation et c’est parfois aussi valable pour les parents qui ne savent pas non plus gérer cette confidentialité.

  10. Le problème majeur de ce système ne vient pas de la surveillance pour la sécurité ou de la notion de vie privée. Le problème est l’homme qui ne pourra pas s’empêcher d’utiliser ce système pour ses objectifs personnels. Même avec des règles bien établies et très restrictives, il y aura toujours des dérives.

  11. perso, je ne serais pas contre, on ne sait jamais ce qui peut arriver, les enfants connectés sont une fenêtre ouverte pour toute sorte de hacking et piratiries en tout genre, sans compter les contenus inappropriés sur lesquels ils pourraient tomber

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