Et si vous partiez trouver un job à Berlin ?

Presse-Citron s’est fait une réputation en soutenant l’écosystème start-up français. Urban Linker nous rappelle pourtant qu’il est parfois bon d’arrêter de se regarder le nombril et découvrir la richesse des écosystèmes voisins. Direction : Berlin !

En effet, le cabinet de recrutement web s’est ouvert à Berlin avec une conclusion unanime : l’écosystème start-up y est peut-être encore plus développé et possède de nombreux avantages. Alors, prêt à sauter le pas et partir travailler à Berlin ?

Pour mieux se rendre compte nous avons rencontré 4 français partis à Berlin pour ne jamais en revenir.

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L’attractivité de l’écosystème berlinois : « Love at first sight »

De nombreux événements web intéressants et le besoin de prendre l’air, Florent Quinti et Karl Schaeffler étaient partis passer l’été à Berlin. Florent y a finalement passé l’année entière et Karl y travaille encore.

Avant même de parler start-up, Florent a vu passer son loyer de 800€ à 300€/mois en quittant Paris pour Berlin. « Le coût de la vie est ridiculement plus bas qu’à Paris », s’étonne-t-il encore.

Ils ont ensuite investi un espace de coworking très convivial qui se révéla également très peu coûteux (Betahaus pour ceux qui connaissent).

Premier constat évident, une start-up qui se lance à Berlin pourra survivre beaucoup plus longtemps sur fonds propres ou sur une petite levée de fonds qu’en pleine jungle parisienne.

Aurélien Hérault (Vice-Président R&D chez Deezer à Berlin) résume la situation en quelques mots : « le marché immobilier encore très bas favorise la création de nombreux espaces de co-working et incubateurs, ce qui permet à une startup de bénéficier d’une infrastructure professionnelle à bas prix, de faciliter les contacts et éviter à une jeune entreprise d’être trop excentrée ou d’assumer des frais importants pour sa structure ».

Tout autre situation pour Violette Rivière (développeuse Android) qui sera accueillie par le « Welcome Center » de l’université de son ami pour aller de surprise en surprise. D’abord, l’université fournit un logement le temps qu’ils prennent leurs marques et qu’ils en trouvent un autre. Ensuite, tout au long des démarches pour s’inscrire à la mairie, ouvrir un compte en banque, etc. des allemands du « Welcome Center » les accompagnaient pour traduire et les guider.

Alors concernant Berlin, faut-il se fier à son premier instinct ?

startupbootcamp

Ecosystème start-up à Berlin

Jonathan Azoulay (CEO d’Urban Linker), nous rappelle à quel point l’écosystème berlinois est très en vue au niveau mondial : « La Silicon Valley a décidé que c’est là-bas que cela se passe ». Berlin est ainsi un carrefour européen qui va aussi bien attirer des développeurs londoniens comme de l’Europe de l’Est.

Ce qui attire, c’est la culture beaucoup plus « américaine » sur certains points. En effet, la peur de l’échec (omniprésente en France) est beaucoup moins marquée et les investisseurs sont plus nombreux et beaucoup moins frileux. De cela découle également davantage d’acquisitions et de « acqu-hire« , pratique dont sont friands les Google et Facebook mais qui ne se voient que très rarement en France.

Tout cela attire de la visibilité, Karl souligne l’intérêt « des blogueurs américains et européens qui se déplacent souvent ici et s’intéressent beaucoup à l’écosystème ».

L’écosystème berlinois est également très marqué par un croisement entre l’art et la technologie (à l’image du festival Tech Open Air Berlin).

Aurélien Hérault en parle en ces termes « Berlin, en raison de ses nombreux avantages, attire beaucoup de créatifs et d’entrepreneurs… ce qui fait de cette ville un pôle européen intéressant pour démarrer des projets culturels, technologiques et artistiques. La langue n’est pas une barrière au quotidien, tout le monde ou presque parle anglais. »

De l’innovation à tous les niveaux donc pour la capitale allemande.

Même si Florent Quinti viendra nuancer ce panorama en soulignant la nature innovante des projets français alors que « il y a encore beaucoup de e-commerce et de copycats à Berlin ».

Au final, si rien ne vous retient en France… pourquoi ne pas partir coder à Berlin ?



En partenariat avec Urban Linker, qui devient le 1er cabinet de recrutement digital Franco-Allemand. Pour postuler à une offre d’emploi située à Paris comme à Berlin, c’est ici : http://www.urbanlinker.com/

Invité
10 février 2014

Très intéressant cet article !
Il soulève d’ailleurs un gros problème qui persiste en France : « la peur de l’échec (omniprésente en France) ».
En plus de ça, en France, la mentalité tire tout le monde vers le bas plutôt que vers le haut. Ce n’est donc pas étonnant que les meilleurs quittent le pays pour d’autres horizons où la fermeture d’esprit et le pessimisme n’ont pas leur place.

Invité
Cynthia Castelletti
10 février 2014

@Valentin De rien ;-) ! C’est quand même triste de se dire qu’on doit quitter notre pays pour espérer un meilleur avenir professionnel ailleurs :-/ … Pourvu que ça change !

Invité
Cynthia Castelletti
10 février 2014

@Valentin C’est clair ! Tout est possible mais comme tu dis, ça prendra du temps …

Invité
La
10 février 2014

Il est vrai qu’on ne trouve pas tout ce qu’on veut avoir dans la vie sur notre pays, le choix est vraiment embarrassant sauf si le job vous tente.

Invité
10 février 2014

En connaisseur, il est vrai que les loyers faibles, les mini-job à l’allemande, il est facile de donner vie à ses projets. Berlin situé au millieu de l’Europe attire des jeunes de tous les pays, habitués à l’anglais, une ville donc idéale

Invité
10 février 2014

J’en connais quand même beaucoup qui ne restent pas, car les mini-jobs sont très proches de l’esclavagisme, et à un autre niveau, beaucoup de start-up n’en ont que le nom mais aucun projet crédible, alors on va coworker en vélo vintage, on fait visiter la ville à ses potes, on se ballade une Beck’s à la main… C’est cool pendant un moment, puis l’hiver arrive.

Invité
11 février 2014

Pour apporter un petit bemol : http://rue89.nouvelobs.com/rue.....olu-242288

Non, tout n’est pas rose à Berlin, aussi dans les start-up… Et je suis tout à fait d’accord avec Didier,le système des minijobs est l’esclavage moderne, ni plus ni moins, j’ai vite compris pourquoi tout était moins cher, restau, coiffeur… les employés sont sous-payés, « pratique » dans un pays où il n’y a pas de smic généralisé; Après, c’est vrai qu’à Berlin, il y a un champ des possibles… mais il faut le défricher sans angélisme

Eric
Admin
11 février 2014

@didier : « … alors on va coworker en vélo vintage, on fait visiter la ville à ses potes, on se ballade une Beck’s à la main… » Très bon, mais je te rassure, il n’y a pas qu’à Berlin. Des faux startupers mais vrais branleurs j’en vois plein ici aussi :-) Le pire c’est qu’ils sont généralement assez doués pour lever des fonds, ou des subventions genre OSEO/BPI, 50k par là, 100k par ici, pour s’assurer un bon train de vie à ne rien foutre pendant quelques mois en faisant mine de bosser comme des forcenés sur un projet qui s’avère complètement bidon.

 
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