Facebook dément les soupçons de manipulation politique de ses Trending Topics

« Trending Topics » : l’impartialité politique de Facebook fait débat.

Facebook scrabble pixabay

Avec plus d’un milliard et demi d’utilisateurs dans le monde, Facebook a-t-il le pouvoir de manipuler l’opinion publique ou de changer l’issue d’une élection ? De nombreuses personnes sont enclines à le croire. En avril, le numéro un des réseaux sociaux a dû publier  une déclaration officielle dans laquelle il explique qu’il n’utilisera pas ses produits (comme le fil d’actualité ou les tendances) de manière qui pourrait influencer les prochaines élections américaine (sachant que le PDG Mark Zuckerberg n’est pas un grand fan du candidat républicain Donald Trump).

Par ailleurs, Facebook doit aujourd’hui gérer une nouvelle polémique. En effet, depuis la publication de deux articles du site Gizmodo, Facebook est soupçonné de manipuler l’opinion via la fonctionnalité Trenging Topics.

A l’instar des tendances sur Twitter, cette fonctionnalité doit mettre en avant les sujets les plus populaires sur Facebook. L’ennui c’est que d’après des témoignages recueillis par Gizmodo, Facebook aurait bloqué des infos qui auraient pu figurer dans ces tendances et inclus des thématiques qui seraient moins pertinentes.

Dans un article publié hier, Gizmodo explique que selon un journaliste qui a travaillé pour Facebook sur la fonctionnalité Trending Topics, les employés ont reçu l’ordre d’éviter les articles sur la Conservative Political Action Conference, un rendez-vous organisé par les politiciens conservateurs américains, « même si elles étaient organiquement des tendances parmi les utilisateurs du site ». D’autres curateurs, employés par Facebook pour alimenter les Trending Topics, auraient aussi révélé à Gizmodo qu’ils ont reçu des ordres d’injecter « artificiellement » des articles dans ces tendances.

Ces révélations font suite à un autre article de Gizmodo, publié il y a quelques jours, qui évoquait le travail des journalistes recrutés par Facebook. Dans celui-ci, par exemple, un ancien employé révèle qu’ils avaient reçu l’ordre d’éviter de mentionner Twitter dans les titres.

Le démenti de Facebook

Suite à ces « allégations », le numéro un des réseaux sociaux a décidé de publier un démenti.

« Nous prenons ces allégations de partialité très au sérieux. Facebook est une plateforme pour les personnes et pour les perspectives de tous les spectres politiques. Les Trending Topics vous montrent les sujets populaires et les hashtags qui font l’objet de discussions sur Facebook. Il y a des directives rigoureuses en place pour l’équipe d’examen pour assurer la cohérence et la neutralité. Ces lignes directrices ne permettent pas la suppression de perspectives politiques. Elles ne permettent pas non plus de prioriser un point de vue sur un autre ou d’une source d’information sur une autre. Ces directives n’interdisent pas l’apparition d’un média dans les Trending Topics ».

Les sources de Gizmodo avaient indiqué que pour ces tendances, les journalistes avaient aussi été ordonnés de favoriser des sources comme le New York Times, le Time ou Variety par rapport à d’autres comme World Star Hip Hop, The Blaze, et Breitbart (un média conservateur).

(Source)


Comments are closed.

Send this to friend

Lire les articles précédents :
Moteur de recherche de Periscope
Drones, enregistrement, moteur de recherche… Periscope fait le plein de nouveautés

Periscope muscle son service pour faire face à la concurrence de Facebook Live.

Fermer