Facebook lit-il nos messages privés pour les « vendre » à des annonceurs ? En tout cas le réseau social fait actuellement l’objet d’une poursuite.

tableau High Tech Bridge Facebook encore accusé de vendre les messages privés

Des vieux fantômes se réveillent. A plusieurs reprises, le numéro un des réseaux sociaux a été pointé du doigt pour cette histoire de messages privés qui seraient scannés par des robots. On dirait que l’histoire se répète : des internautes ont décidé de poursuivre Facebook, une fois encore accusé d’espionner les messages privés entre les utilisateurs, à des fins commerciales.

Les dossiers de poursuite engagée aux États-Unis par Matthew Campbell et Michael Hurley auraient été déposés juste avant le réveillon. Facebook serait notamment accusé d’enfreindre des lois en vigueur en Californie, relatives aux libertés numériques et à la protection de la vie privée.

Ces accusations sont liées à une expérience intitulée « Réseaux Sociaux : Les robots peuvent-ils violer la vie privée des utilisateurs ? », réalisée par la société suisse High Tech Bridge et publiée au mois d’août.

Celle-ci a effectué un test assez intéressant (simple mais révélateur) sur 50 services web et services de mail gratuits. Pour chaque service, la société a généré une URL secrète, compliquée et suffisamment difficile à trouver. Puis, ils ont utilisé ces URL sur les services.

Pour Facebook, on suppose que l’URL a dû transiter via des messages privés puisque la fonction testée a été celle-ci.  Donc, le principe est que si le caractère privé de ces messages et réellement respecté, rien ne devrait pointer vers le lien (ou pour faire simple, personne ne devrait cliquer). Mais pour Facebook, des requêtes HTTP seraient parvenues au serveur. High Tech Bridge a même pu identifier le service qui a « cliqué » :

Facebook:

IP: 173.252.112.114

User-Agent: facebookexternalhit/1.1 (+http://www.facebook.com/externalhit_uatext.php)

High Tech Bridge a résumé ses résultats sur un tableau et sur les 50 services analysés, il y en a six qui sont dans la catégorie « potential spying ». Il s’agit de bit.ly, Facebook, Formspring, goo.gl, Google+ et Twitter.

Estimant que les preuves sont là, les plaignants ont lancé leur accusation contre Facebook qui effectuerait donc des actions sans le consentement de l’utilisateur. Ces derniers espèrent obtenir une compensation de $100 pour chaque jour de violation de l’Electronics Communication Privacy Act et une autre compensation de $5 000. Ils demandent également à ce que Facebook cesse de fouiller dans les messages privés que nous nous échangeons chaque jour.

De son côté, Facebook, via son porte-parole, s’est adressé au site Bloomberg pour rétorquer que ces allégations étaient peu fondées.

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(Source)