Facebook France accentue aujourd’hui son action de pédagogie pour sensibiliser aux outils qu’il met à disposition. En effet, l’objectif de Facebook est de montrer que les utilisateurs ont tous les outils pour contrôler les informations qu’ils publient.

Il faut bien le dire, la relation entre Facebook et la presse, c’est compliqué…

Les journalistes ne sont pas souvent tendres avec le réseau social de Palo Alto, s’engouffrant dans la brèche dès que la moindre suspicion de bugs/problèmes apparaît.
Michelle Gilbert, PR & Communication Manager chez Facebook France, m’avait donné l’exemple de la peinture l’Origine du monde de Courbet.
En effet, cette peinture célèbre (représentant l’entrejambe d’une femme) avait été supprimée par Facebook à sa publication.
Immédiatement alerté, Facebook a très vite remis l’image, se rendant compte qu’un employé avait bloqué une oeuvre d’art par erreur.
Et pour cause, il n’était pas évident de se rendre compte que, pour une fois, la publication de parties génitales féminines était acceptable.
Mais, et même si la photo était de retour sur Facebook, de nombreux médias s’insurgeaient encore sur la « censure » réalisée par Facebook.

De la pédagogie pour des utilisateurs éclairés

Les médias ne sont pas tendres avec Facebook. Et pour cause, le réseau social touche aujourd’hui 1 français sur 2, et cela même alors que son image est toujours liée à une protection de nos données personnelles incertaines.

C’est pourquoi Facebook France accentue aujourd’hui son action de pédagogie pour sensibiliser aux outils qu’il met à disposition. En effet, l’objectif de Facebook est de montrer que les utilisateurs ont tous les outils pour contrôler les informations qu’ils publient.
La petite équipe française a donc initié une série de rendez-vous avec la presse dans l’espoir de mettre en place une relation plus saine, où une meilleure communication saura éviter à des rumeurs d’enfler jusqu’à éclater.

facebook help1 Facebook met la pédagogie au coeur de son action

De plus en plus d’outils en faveur de la confidentialité

Facebook souhaite être transparent et répond aux nombreuses attaques en rappelant tous les efforts qui ont été réalisés jusque là :

Août 2011 : l’utilisateur peut choisir le public qui va voir les publications (amis, famille, public, …)

Décembre 2011 : lancement de Timeline (avec pour but de simplifier le contrôle des contenus puisque l’on peut voir l’ensemble des informations disponibles).
L’idée de curation émerge : vous choisissez les éléments que vous souhaitez voir figurer dans le journal de votre vie.

Novembre 2012 : Facebook propose un kit de démarrage pour les nouveaux inscrits qui les guide pas à pas.

timeline Facebook met la pédagogie au coeur de son action

Fin décembre 2012 : des raccourcis vers les principales questions que les utilisateurs posent le plus sur la confidentialité sont accessibles sur toutes les pages (en haut à droite) : Qui peut voir mes contenus ? Qui peut me contacter ? comment empêcher quelqu’un de me contacter ? Etc.

Janvier 2013 : D’ici peu (quelques heures ou jours), Facebook va ajouter une double protection pour les applications. En effet, même si vous avez accepté la publication pour une application tierce, celle-ci vous demandera une nouvelle fois si vous êtes d’accord au moment de la publication.

Ce durcissement dans les règles ne sera probablement pas au goût des créateurs d’applications… mais cela montre à quel point Facebook est déterminé à trouver des solutions pour sécuriser au mieux les données des utilisateurs.

C’est dans l’ADN de Facebook que se trouve le fameux « Move Fast ». Et c’est en partie la grande popularité de la plateforme qui les a forcé à évoluer très vite pour adapter ses outils pour gérer au mieux ce que le réseau social est devenu.
Parce que le simple trombinoscope des débuts est bien loin… Facebook est désormais un système de communication mondial. Un statut qui lui confère d’immenses responsabilités que l’équipe fait son possible pour gérer au mieux.