Facebook se défend d’avoir aidé Donald Trump à devenir président des USA

Après la publication de quelques articles accusant Facebook d’avoir aidé Donald Trump, Mark Zuckeberg réagit.

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Bien qu’à priori, le Mark Zuckerberg ne soit pas un partisan du nouveau président élu des Etats-Unis, après l’annonce de la victoire de Donald Trump à l’élection, des journalistes ont commencé à accuser Facebook de faire partie des responsables.

Bien que contrairement à Twitter, Facebook ne se définisse pas comme un média, il s’agit aujourd’hui d’une source d’information (personnalisée) pour la majorité des Américains. Une étude du centre de recherche Pew a révélé que 62 % des adultes au Pays de l’Oncle Sam s’informent via les réseaux sociaux.

Une partie des informations qu’ils voient sur leurs fils d’actualité sont des canulars ou bien des contenus satiriques

Après l’élection présidentielle américaine, on a commencé à accuser Facebook de ne pas avoir suffisamment limité la propagation d’informations fausses qui auraient pourtant influencé les résultats et permis à Donald Trump de devenir président.

« La manière la plus évidente dont Facebook a permis la victoire de Trump fut son incapacité (ou son refus) à régler le problème des canulars ou des fausses informations », écrit par exemple le New York Magazine à ce sujet.  Le magazine explique qu’il n’y a pas que sur Facebook qu’on trouve des canulars mais que cependant, étant donné son audience, sa responsabilité est plus importante que celle des autres plateformes.

Quant au magazine Wired, il va plus loin en accusant non pas seulement Facebook mais « l’économie du clic » d’être responsable du soutien que Donald Trump a reçu de personnes mal informées.

Mark Zuckerberg se défend

En tout cas, suite à cette polémique, Facebook a décidé de répondre via son PDG Mark Zuckerberg. Et selon ce dernier, plus de 99 % de l’information que l’on trouve sur Facebook n’est pas fausse. Sur son profil Facebook, il écrit que les canulars qu’on trouve sur le réseau social ne sont pas limités à un camp, ni à seulement la politique, et que de ce fait « cela rend très improbable que ces canulars aient influencé l’issue de l’élection en faveur d’un côté ou d’un autre ».

Néanmoins, Mark Zuckerberg admet que les canulars n’ont pas leur place sur Facebook. Mais il n’a pas détaillé comment Facebook compte éradiquer ces fausses informations qui, selon quelques éditeurs, aurait aidé Trump à gagner l’élection présidentielle.

Mais même si on considère que les canulars qui deviennent viraux sur Facebook (des informations du type « le Pape soutient Donald Trump à l’élection présidentielle ») ne sont pas responsables de la victoire du candidat républicain face à Hilary Clinton, quelques médias pointent aussi du doigt l’algorithme du fil d’actualité et suggèrent qu’au lieu de se baser sur un algorithme pour proposer son fil s’actualité personnalisé, Facebook devrait se considérer comme un véritable éditeur (l’éditeur d’un média qui compte plus d’un milliard et demi d’utilisateurs).

« Le fait de nous gaver avec de l’information qui renforce les opinions que l’on a déjà réduit notre faculté à raisonner de manière rationnelle, et à considérer un point de vue opposé. Cela conduit à des conséquences comme la pensée de groupe, la mentalité de foule et les bulles de filtrage, où le web que je parcours chaque jour est complètement différent du vôtre », écrit Forbes à ce sujet.


Un commentaire

  1. On pourrait croire que les bulles de filtrages ne fonctionne que dans un sens..

    J’en voit une grosse des bulles de filtrage : la télévision, qui nous sert une propagande extrême et ne nous parle que de ce que les bienpensant accepte que l’on entende.. tout le reste est soit zappé, soit très largement minimisé.

    Ce qui ne me choque même pas maintenant, c’est que l’on prends les mêmes experts (ceux qui avaient prédits une défaite humiliante pour trump) pour nous expliquer ce que va faire trump à l’avenir.. Ils ne retiennent aucune leçon..

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