Facebook teste un nouvel outil anti-freebooting pour les créateurs de vidéos

Facebook répond enfin aux plaintes des créateurs de vidéos qui voient leurs œuvres ré-uploadées sur le réseau social.

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Cela fait plus d’un an que Facebook ne cesse d’optimiser son format de vidéos natives afin d’en faire un nouveau concurrent pour le service YouTube.

Et depuis plusieurs mois, force est de constater qu’une vidéo native sur Facebook est plus susceptible de susciter l’engagement des utilisateurs du réseau social, par rapport à un lien vers une vidéo hébergée par YouTube.

L’ennui, c’est que ces transformations ont encouragé des utilisateurs du numéro un des réseaux sociaux à pratiquer ce que l’on appelle freebooting. Cela consiste à télécharger des vidéos pour les republier au format natif et à son nom sur Facebook.

Ce dernier affirme qu’il utilise déjà des solutions préventives, comme Audible Magic, qui permet d’identifier une vidéo grâce à son empreinte audio, ainsi que des outils qui permettent de signaler des violations du droit d’auteur sur le réseau social.

Cependant, force est de constater que contrairement à celles mises en place par YouTube (le content ID), les solutions actuellement utilisées par Facebook ne satisfont pas les ayants droit, ou du moins certains.

Selon un récent rapport d’Ogivly, sur les 1 000 vidéos Facebook les plus populaires, plus de 700 sont en fait des vidéos qui ont été téléchargées puis ré-uploadées, le plus souvent sans les consentements des créateurs.

Le YouTuber américain Hank Green déclarait à ce propos que lorsqu’une vidéo est uploadée par une personne et si créateur le signale à Facebook, « ils ne retireront la vidéo que deux jours après que vous les aurez informé. Une fois qu’elle aura eu 99 % des vues qu’elle aurait pu recevoir ».

Le PDG du réseau Fullscreen, George Strompolos, faisait aussi partie de ceux qui ont dénoncé les vols de créations sur Facebook et l’inaction du réseau social. Il s’étonnait même que personne n’ait encore poursuivi Facebook en justice à cause du freebooting.

Pourtant, aujourd’hui, Fullscreen fait partie des partenaires, avec ZEFR et Jukin Media, qui vont tester une toute nouvelle solution que Facebook va utiliser pour détecter les contenus piratés (et qui deviennent rapidement viraux).

Facebook explique qu’il s’agit d’une nouvelle solution de détection des contenus piratés, pour satisfaire les « besoins particuliers » des créateurs « dont les vidéos sont devenues virales ».

Elle permettra aux ayants droit d’identifier leurs créations lorsqu’elles sont publiées sur les pages, les profils et les groupes. Si une violation du droit d’auteur est détectée par ce nouvel outil, l’ayant droit pourra signaler la vidéo à Facebook pour que celle-ci soit supprimée.

D’un autre côté, le numéro un des réseaux sociaux affirme qu’il va également améliorer la solution existante, Audible Magic. Selon Facebook, celle-ci « fonctionne correctement pour beaucoup de créateurs ». Et il va également optimiser ses procédures pour que les contenus qui violent le droit d’auteur soient signalés et supprimés plus rapidement.

(Source)


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