#FDD2 : Vive la France (digitale), Vive la République (numérique) !

Rendez-vous était pris avec France Digitale, le 11 juin au Carreau du Temple, pour le #FDD2. Un compte-rendu enthousiaste de notre reporter sur place.

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Aux armes citoyens du numérique, la révolution du siècle est en marche ! Rendez-vous était pris avec France Digitale, le 11 juin au Carreau du Temple, pour le #FDD2. Tous les « soldats » du numérique étaient là. Plus de 1000 personnes : startups, entrepreneurs, journalistes, représentants de l’Etat, fonds d’investissement, venues de France et de l’Europe entière se sont réunies pour « fêter » la French Tech « touch » et déclarer (leur flamme) la révolution numérique !

Impossible de faire sans elle. La révolution numérique a définitivement changé notre rapport au Monde, à l’Autre, au temps et à l’espace. Les économies, les Etats/territoires, l’Administration, les entreprises et individus sont impactés, rejoignent ses rangs et doivent composer avec elle. Débouchera-t-elle sur la proclamation d’une République numérique, la question méritait d’être posée ? Et la réponse ne se fera pas attendre bien longtemps.

Puisque nous évoquons la République, qui d’autre qu’@axellelemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique pour ouvrir #FDD2. Après l’introduction des présidents de France Digitale, Marie Ekeland et Olivier Mathiot, Axelle Lemaire s’est emparée de la scène pour parler avec enthousiasme de la France du numérique. Fraicheur, sourire, retard, car c’est aussi ça la French touch comme elle l’a rappelé avec humour, ironie! Mais surtout, justesse de ton dans la vision, l’action, Axelle Lemaire a prêché pour l’émergence d’une République numérique, partout, par et pour tous. Elle a salué le dynamisme de l’écosystème « Made in France », sa capacité de coopération, de diffusion des usages, d’évangélisation et d’action en tant que moteur de notre croissance et économie. Alors qu’on le veuille ou non, il faut composer avec. Faire sans serait contre-productif, soit l’inverse du redressement voulu par son Ministre de tutelle.

« La France est une terre d’accueil, de partage, de créativité où les talents ne manquent pas. Faisons les émerger, retenons les tandis que nous Å“uvrons pour accueillir dans les meilleures conditions (Visa), les entrepreneurs et investisseurs internationaux. Nous avons des pépites, transformons les ensemble en lingots », précise-t-elle d’emblée.

Le numérique, un sujet maitrisé par Axelle Lemaire, en témoigne le rapport sur la stratégie numérique européenne publié en octobre 2013. Un newsjacking à retardement comme une piqure de rappel pour tous. Car c’est ce dont il s’agit aujourd’hui. L’approche ne doit pas être uniquement franco-française. La vision et l’ambition de la France, parfaitement incarnée par France Digitale, c’est le développement d’une République numérique. Et d’ajouter, « La France doit être le leader et moteur de l’Europe numérique de demain ». Harmoniser (la fiscalité notamment), réglementer (sur les données personnelles par exemple), capitaliser sur l’intelligence collective, développer des synergies entre la France, les pays de l’UE et leurs écosystèmes. « Think global, Act local », cette expression si chère à l’écosystème, prend tout son sens à l’aune de l’ère numérique dans laquelle nous sommes plongés. Elle avouera regretter le manque de stratégie industrielle numérique globale à l’échelle de l’Europe et insistera pour que Bruxelles appelle ses membres au rassemblement sous l’étendard de l’Europe numérique.

Désormais en ordre de marche, la révolution numérique se joue au cÅ“ur des marchés et des territoires. Toute la France du numérique était d’ailleurs représentée grâce au rassemblement de 11 délégations régionales. Les avis sont unanimes. France Digitale, La FrenchTech sont une vraie bouffée d’air pour l’écosystème numérique français. Elles structurent, connectent les régions, leur permettent de sortir de l’ombre projetée par la capitale. Elles créent des événements, lieux d’échanges et de rencontres qui servent la cause numérique française. Ainsi, #FDD2 fut aussi l’occasion de démontrer le talent numérique de nos régions, comme l’a rappelé Axelle Lemaire qui visitera toutes les délégations présentes sans laisser personne sur le « Carreau….du Temple J.

Notre salut tient également, selon la secrétaire d’Etat, « dans notre agilité, capacité à innover, à créer et accompagner le changement numérique en marche auprès des publics, des administrations, au cÅ“ur des territoires ».

Ceci passe par la création de startups, par notre capacité à faire émerger des « Unicorns » (startup  valorisée à 1 billion +), à penser « Big » aussi comme dit le jargon. La clé se trouve enfin et selon elle dans notre capacité à éduquer les jeunes générations à la culture du numérique, à celle du risque aussi, à l’esprit entrepreneurial. « Formons nos enfants, développons avec et pour eux la digital culture, initions les au langage du code, confrontons les à l’innovation, développons la créativité, l’inventivité », conclut-elle.

Cette volonté politique clairement affichée nous renvoie malgré tout à cette citation d’Ignacio Estrada : « If a child can’t learn the way we teach, maybe we should teach the way they learn ». Il faudra sans doute que « l’école » fasse aussi sa révolution. Le numérique étant partout, la formation des talents numérique de demain passe par un changement radical d’approche, plus transverse, loin des silos d’apprentissage qu’elle a créé et des cases dans laquelle TOUS doivent rentrer.

Conclure en ouvrant le champ des possibles aux entrepreneurs en herbe et futures générations de « disrupters », n’est-ce pas là le début d’une disruption de la pensée, du modèle éducatif français ? C’est en tout cas le meilleur moyen de co-construire un avenir numérique radieux. Alors le changement, serait-ce vraiment et enfin pour maintenant ?


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