fifty-five : la data agency fondée par d’anciens exécutifs de Google France

Découverte de fifty-five, la data agency fondée par d’anciens exécutifs de Google France.

55% des personnes qui entrent dans une boutique physique ressortent en ayant fait un achat. Sur internet, ce taux tombe à 2,1%.

fifty-five, c’est le nom donnée à l’agence qui s’est choisie pour mission de réduire le gap entre ces deux mondes.
Pour atteindre les 55% d’achats online, fifty-five a choisi d’utiliser les data comme principale matière première.

Rencontre avec Mats Carduner (CEO) & Jean Neltner (Directeur Général).

55

De Google vers Fifty-Five

L’énoncée des co-fondateurs de cette agence experte en data a de quoi impressionner :

  • Mats Carduner, ancien Directeur Général de Google France et Europe du Sud de 2004 à 2010.
  • Jean Neltner, ancien Directeur des partenariats de Google France
  • Arnaud Massonnie, ancien Directeur de la stratégie et des opérations
  • Nicolas Beauchesne, ancien Directeur de YouTube
  • Alan Boydell, ancien Responsable Google Analytics pour l’Europe

Tous partis de géant de Montain View pour unir leurs forces sur 55.
L’idée même de l’agence prend ses racines chez Google.
« Nous avions un poste d’observation assez unique, m’explique Jean Neltner. Les annonceurs se confiaient énormément à nous parce qu’ils considéraient Google comme le meilleur acteur. »

Ces annonceurs avaient tous les mêmes problématiques : ils manquaient de données pour optimiser le business digital.Capture d’écran 2014-11-12 à 15.25.34
Car si tous avaient le sentiment d’être assis sur une mine d’or, il y avait globalement une inefficacité flagrante sur internet.
La démultiplication des points de contact avec les différents écrans qu’utilise un même internaute venait faire grandir un amas de données difficiles à réconcilier.

fifty-five a donc émergé avec la volonté de mettre la donnée au coeur de toutes les actions. Utiliser cette matière première du marketing pour améliorer la connaissance du client, mesurer correctement la performance des différents leviers, optimiser l’achat média, etc.

L’agence va donc conseiller les clients sur la meilleure utilisation des solutions technologique, tout en les rendant opérantes et interconnectables. Raison pour laquelle fifty-five, à l’image de Google, est une boîte d’ingénieurs, développant des surcouches pour permettre cette interopérabilité.
L’autre moitié des développements sera ad-hoc, avec leur propre solution de dashboard, de gestion de cookies, etc.

fifty-five va ainsi intervenir aussi bien sur de la collecte de data, du data management, de la data intelligence, de la data visualisation, du media buy jusqu’au CRM et Content Analytics.

Une culture d’entreprise très Silicon Valley

Peut-on encore parler de start-ups ?
Ce sont 110 personnes qui travaillent aujourd’hui chez 55. La majorité est en France, en plein sur la place de l’Opéra, alors que des bureaux s’ouvrent à Londres et Hong Kong.
La raison de cette expansion à l’international ? 75% de leur business est fait au niveau global, ils accompagnent ainsi leurs clients sur leurs marchés.
Le nombre d’employés devrait augmenter de 50% l’année prochaine, avec 60 embauches en prévision (sur des profils assez mixtes de consultants, média buyers, etc…)

Consciemment ou inconsciemment, l’équipe dirigeante de fifty-five a réinjecté les bonnes pratiques qu’ils ont pu rencontrer chez Google.
Ils recrutent uniquement dans le « top-tiers », cherchant l’excellence pour chacun des profils et leur donnant toutes les raisons de rester. fifty-five se targue ainsi d’avoir un turn-over inférieur aux autres agences, ne lésinant pas également sur la formation dès l’arrivée de nouveaux employés.
Il y a ainsi une culture de la redistribution du savoir : ils prennent le temps d’expliquer les choses, de communiquer le plus possible.
Après tout, leur secteur est en constante évolution et requiert d’être toujours à jour sur l’actualité.

mats carduner jean nelter

Il y a évidemment une grande fierté pour les 5 co-fondateurs qui emploient 110 personnes, tout en étant entièrement auto-financés.
« C’est l’avantage d’avoir des cheveux blancs », blague Jean pour faire référence à leur expérience.
Une expérience que Mats Carduner se remémore non sans amusement :
« J’ai commencé sur internet à une époque où l’on recensait 3000 internautes en France (1995) et où des personnes luttaient pour la survie du minitel. On m’a regardé très bizarrement quand j’ai quitté L’Oréal pour aller chez Infonie.
Je suis ensuite arrivé en Septembre 2004 chez Google France, nous n’étions qu’une dizaine la première fois que j’ai poussé la porte. 250 en décembre 2009. Ils sont aujourd’hui plus de 600. »

Comme à l’époque du passage de L’Oréal à Infonie, ils ont dû être nombreux à le regarder bizarrement pour son choix de quitter Google pour monter sa start-up.
Mais au vu des premières années d’existence de fifty-five, l’avenir devrait lui donner une nouvelle fois raison.

 


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