Free-to-play : le jeu vidéo à la croisée des chemins

Le boss d’Electronic Arts Studios pense que le modèle free-to-play ne remplacera pas de sitôt le « jeu vidéo complet » sur les consoles.

Lors d’une interview accordée à MCV, le boss d’EA Studios, Patrick Söderlund, a donné son opinion sur l’évolution actuelle du modèle free-to-play dans le monde du jeu vidéo (sur console et sur mobile). Avec l’évolution de nos smartphones, le modèle des jeux vidéo free-to-play (ou plutôt freemium) est devenu la meilleure pratique sur mobile. Le raisonnement est que le joueur paiera toujours « in-app » pour obtenir des armes supplémentaires, pour avoir plus de contenu ou pour ne plus voir de publicités si celui-ci est convaincu par le titre, ou bien une fois qu’il sera devenu accro.

En revanche, sur console, c’est autre chose. C’est du moins ce que pense Patrick Söderlund. Celui-ci pense que le marché n’est pas le même pour les mobiles et les consoles de jeu vidéo et qu’un jeu complet sera toujours différent des titres freemium. Il évoque notamment les joueurs qui préfèrent payer une fois pour le titre et avoir un accès total, plutôt que d’avoir la mention free-to-play sur l’affiche d’un jeu qui n’est pas réellement gratuit. Et le boss d’EA studio estime que les deux modèles vont coexister et évoque même l’apparition de modèles hybrides.

L’engouement pour le free-to-play ne causera pas la disparition du jeu complet sur console. Du mois, tant qu’il y aura des joueurs qui seront prêts à payer  40 euros d’un coup pour avoir un accès total à tout le contenu du jeu.

Mais qu’on le veuille ou non, le free-to-play sort du mobile. La cible déjà acquise : le PC et plus particulièrement les MMO du type Battelfield Heroes ou World of Tanks (qui est déjà sur Xbox 360). Et après avoir joué à ces deux titres, j’ai mieux compris comment les éditeurs parviennent à se remplir les poches avec le modèle free-to-play.

Au début, vous jouer sans payer un centime. Mais au fur et à mesure de votre progression, vous rencontrez des adversaires armés jusqu’aux dents qui ont déboursé une petite fortune pour acheter armes, munitions, pouvoirs, etc. Et à partir de ce moment, vous êtes « obligé » d’acheter à votre tour si vous ne souhaitez pas faire partie des premiers à « mourir » à chaque partie.

De nombreux free-to-play sont déjà présents ou annoncés sur la PlayStation 4 de Sony. Nous pourrions citer Warframe, War Thunder ou encore Outlast.

(Source)


Un commentaire

  1. Certains free-to-play sont ces mauvais pay-to-win que vous décrivez. C’est complètement absurde de jouer à ce genre de jeux et les gamers ne s’y trompent plus en critiquant sévèrement cette pratique.
    Un bon free-to-play est un jeu dans lequel vous pouvez gagner même sans payer. Ce que vous payez, ce sont des améliorations cosmétiques, voire des mini-quêtes annexes, mais en aucun cas « des armes, munitions, pouvoirs ».
    Le danger de ce modèle économique, même si on ne tombe pas dans cette saloperie de pay-to-win, est que le jeu tente de maximiser l’addiction du joueur, et non son plaisir ou la qualité de son expérience. Ces dérives se constatent hélas déjà très largement sur les free-to-play smartphones dédié à un public de casual gamer.

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