Prenez deux mots parmi les plus fréquemment utilisés sur internet (et maintenant dans le vocabulaire courant), associez-les tout simplement, et vous obtenez naturellement l’une des plus grosses machine à générer des discussions de ces derniers mois, et même peut-être des prochains : GOOGLE BUZZ !

googlebuzz Google Buzz : Gmail sous stéroïdes (et premières impressions)

Le genre de truc que tout le monde attendait sans le savoir de la part du géant du web, et qui est arrivé sans qu’on le voie venir pour autant.

Le nombre de tweets et de billets de blogs publiés en quarante-huit heures sur le sujet doit déjà donner le vertige (l’expression Google Buzz est en cinquième position dans les Twitter Trends au moment où j’écris ceci), et de nombreux guides ont déjà été mis en ligne pour vous aider à utiliser le nouvel outil social de Google (voir la liste de liens utiles à la fin de cet article).

Comme tout power user de Gmail et des réseaux sociaux, j’ai bien sûr activé et commencé à utiliser Google Buzz, et j’explore le service en découvrant progressivement ses fonctions. La première impression est positive : c’est simple et intuitif. En fait Google Buzz ne réinvente pas l’eau chaude en matière de lifestream ou microblogging, mais la grosse info est plutôt là : Google remet l’email au centre de notre réseau social. Ce qui est plutôt inattendu à une époque où certains parient sur la mort du bon vieux courrier électronique au profit d’une communication beaucoup plus éparpillée via les réseaux sociaux. Regardez autour de vous, notamment chez les très jeunes : en dehors d’un usage professionnel, beaucoup d’internautes n’utilisent plus jamais leur email et communiquent exclusivement via Facebook.

C’est d’ailleurs ce qui peut laisser penser que, comme Twitter et à l’inverse de Facebook, Google Buzz est pour le moment un outil réservé aux geeks et aux professionnels (et encore, ceux qui utilisent Gmail, pas si répandu que cela dans les entreprises, et notamment les PME françaises), mais encore très loin du grand public. On notera d’ailleurs qu’en dehors du moteur de recherche, de YouTube, et, dans une moindre mesure, de Google Maps/Earth et Google Actualités, les autres services de Google sont très peu connus du vulgus pecum, qui fait souvent du Google sans le savoir. Je constate d’ailleurs que, hormis mes contacts professionnels, personne dans mon entourage n’a de compte Gmail. Ce qui ne signifie pas que Gmail soit un outil marginal, puisque même si Google ne communique pas le nombre de ses utilisateurs, on estime celui-ci à environ 175 millions de visiteurs uniques mensuels dans le monde (selon 20 Minutes, qui cite Comscore). Une belle base à comparer à celle de Twitter (estimée à moins de 20 millions) et de Facebook (400 millions).

Un gros buzz, donc, mais un buzz pour ceux que l’on retrouve au taquet sur toutes les tendances du web (et dont je fais partie) : professionnels du web et de la communication, membres de Twitter, utilisateurs de Gmail, soit des utilisateurs au profil clairement identifié, qui n’est pas celui d’un Facebook, même si les cercles se recoupent forcément.

Encore une fois, seul le temps et l’observation des comportements dans les semaines à venir pourra donner une indication au sujet de l’impact de Google Buzz sur les autres outils de socialisation, et je me garderai bien d’extrapoler ou de parier déjà sur la mort de tel ou tel service. Reste à savoir jusqu’à quel point notre capacité d’absorption (et de dispersion) est élastique, et s’il n’y aura pas déjà une grande perdante dans la multiplication de ce type de service : notre productivité.

Quelques liens en français pour en savoir plus sur Google Buzz :