J’imagine volontiers que pour les non-initiés, le titre de cette brève paraisse quelque peu ésotérique : non Google n’a (à ma connaissance) rien contre les cascades d’eau fraîche. Mais Google voit en revanche d’un mauvais œil les sites et services utilisant le protocole d’échange P2P BitTorrent, qui, s’il permet initialement de partager de façon légale

J’imagine volontiers que pour les non-initiés, le titre de cette brève paraisse quelque peu ésotérique : non Google n’a (à ma connaissance) rien contre les cascades d’eau fraîche.

Mais Google voit en revanche d’un mauvais œil les sites et services utilisant le protocole d’échange P2P BitTorrent, qui, s’il permet initialement de partager de façon légale des fichiers légaux entre internautes légaux, offrirait aussi parait-il la possibilité de faire du trafic de films et de musique (et d’autres trucs illégaux) sur internet, ou plutôt sous internet. Non ?

Du coup, sans avoir purement et simplement radié ces sites – dont les plus connus attirent des millions de visiteurs – de son index, Google aurait commencé à modifier son algorithme afin que ceux-ci n’apparaissent plus dans Google Instant ni dans ses suggestions. Autrement dit, sans bannir les torrent, Google rend leur recherche juste un peu plus difficile – ou moins immédiate. Il faudra donc un ou deux clics de plus pour récupérer Inception. Comment ? Je n’ai rien dit.

Mais il semble y avoir quand même un petit problème dans ce filtrage : Google ne « bloquerait » pas que les recherches sur « torrent », puisqu’il apparaît que des sites comme RapidShare ou MegaUpload seraient également filtrés dans les suggestions Google.

gg suggest01 Google censurerait les recherches sur torrent et megaupload

gg suggest02 Google censurerait les recherches sur torrent et megaupload

gg suggest03 Google censurerait les recherches sur torrent et megaupload

Selon TorrentFreak, cette modification dans l’algorithme de Google, effectué sans aucune annonce officielle, s’apparente à de la censure arbitraire (teintée à mon avis d’une petite dose d’hypocrisie) puisque les sites ne sont pas blacklistés ni supprimés des bases de données Google, mais juste un peu plus difficile à trouver. Reste à savoir si ce sont juste les prémices d’une action plus radicale ou une simple mesurette qui n’ira pas plus loin.

Une mesure qui semble également en vigueur chez nous : la suggestion de résultats sur les termes « megaupload » ou « rapidshare » par exemple n’apparaît qu’une fois ces mots saisis dans leur intégralité. Mais comme je n’avais pas spécialement fait attention auparavant, difficile de dire si c’est nouveau.