Lors d’un événement spécial tenu à San Francisco aujourd’hui, Google a annoncé que son Knowledge Graph commencerait à être déployé hors des Etats-Unis dès demain.

Lancé le 16 mai 2012 en langue anglaise à l’intention des internautes américains, le Knowledge Graph avait créé la sensation tant il promettait de révolutionner la recherche sur internet. Et c’est finalement dès demain que le géant de la recherche sur internet va mettre du savoir dans son moteur à l’échelle mondiale.

Basé sur la recherche sémantique, le Knowledge Graph s’articule autour d’une gigantesque base de données. On y trouve des objets de toutes sortes (films, personnes…) mais aussi des faits et des liens entre tous les objets et les faits. Les liens permettent ainsi de rapprocher les événements, les personnes et les faits entre eux. Ils rendent possible le questionnement dans un langage dit « naturel ».

Amit Singhal, vice-président de Google, indique que le déploiement (hors Etats-Unis) commence demain uniquement en langue anglaise avant que les internautes du monde entier ne soient ensuite concernés. Un démarrage progressif rendu probablement impératif par le fait que le même mot peut signifier plusieurs choses dans différentes langues. Mais Google a un début de réponse à cette problématique. La recherche via le Knowledge Graph prend en compte son origine géographique. Dans un exemple présenté aujourd’hui, la firme de Mountain View prenait pour exemple la recherche du mot « Chiefs » : tandis qu’aux Etats-Unis, il renseignera sur l’équipe de football américain basé à Kansas City, en Australie, c’est l’équipe de rugby qui sera mise en avant.

Knowledge Graph Presse Citron Google débute le déploiement mondial de son Knowledge Graph dès demain

Singhal indique par ailleurs que le Knowledge Graph sera également disponible sur les smartphones et les tablettes.

Il pourra s’enrichir d’un carrousel qui se positionnera au-dessus de la barre de recherche. Celui-ci permet de basculer d’une recherche à une autre grâce aux liens proposés. Un appel à la curiosité qui s’inscrit dans la volonté affichée par Google d’enrichir les connaissances des internautes.

Avec sa toile dans la toile, Google impressionne encore un peu plus et devrait vous faire passer encore plus de temps sur le net. Impressionné, on peut d’ailleurs l’être lorsque Google finit sa présentation en indiquant qu’il y a, à ce jour, 30 trillions (soit 30 milliards de milliards) d’URLs sur le web et que chaque jour, 20 milliards de nouvelles URLs naissent et fournissent des résultats à 100 milliards de recherches effectuées chaque mois sur le net.

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