Google ayant tardé à lancer son réseau social – Google Plus a été créé bien après Facebook -, on se doutait qu’en faire un outil de référence et un concurrent sérieux de Facebook ne serait pas chose facile. Une nouvelle étude vient de le confirmer.

Google ayant tardé à lancer son réseau social – Google Plus a été créé bien après Facebook -, on se doutait qu’en faire un outil de référence et un concurrent sérieux de Facebook ne serait pas chose facile. Une nouvelle étude confirme que ce que Larry Page appelle « la colonne vertébrale sociale » de l’entreprise est dans la réalité bien fragile pour ne pas dire faible.

ville fantome Google Plus, ville fantôme ?

C’est RJ Metrics qui vient de publier cette étude sur les usages enregistrés sur GooglePlus.

Conclusions de l’étude Google Plus

L’étude repose sur une analyse aléatoire de 40 000 utilisateurs. Tous les posts publics sur les timelines ont été téléchargés et analysés. Les posts privés n’ont pas été pris en compte. Malgré les 170 millions de comptes annoncés par Google, les conclusions de l’étude sont assez sévères, au point de se demander si Google Plus ne serait pas qu’une ville fantôme virtuelle :

- intérêt en baisse.

- faible engagement des utilisateurs.

- activité sociale réduite.

Statistiques Google Plus

- un post reçoit en moyenne 0.77 « +1″.

- un post reçoit en moyenne 0.54 réponse.

- un post reçoit en moyenne 0.17 partage

- un tiers de ceux qui publient un premier post public n’en publient pas de second.

- après avoir « posté » 5 fois, 15% des utilisateurs ne publient pas de sixième post.

- il y a en moyenne 12 jours entre 2 posts publics d’un utilisateur

- après un premier post public, le nombre moyen de posts mensuels baisse régulièrement. C’est une tendance que Google ne parvient pas à inverser.

La faiblesse principale de Google Plus

Selon cette étude de RJM, la faiblesse principale de la plateforme réside dans la quasi absence d’engagement. Ce qui est pourtant l’un des points essentiels du fonctionnement d’un réseau social. D’autant que ces chiffres rejoignent ceux de ComScore publiés en Février 2012: les visiteurs « non-mobiles » de Google Plus y passent en moyenne 3 minutes par mois contre 7 heures sur Facebook.

Cette faiblesse est tellement marquée que même ceux qui s’engagent le plus ne sont pas accros : la probabilité de publier un second post n’est que de 70%.

La réponse de Google

La réponse de Google à la publication de cette étude est simplement de dire que ne prenant en compte que l’engagement sur les posts publics, la vue n’est que partielle et non pertinente.

De plus en refusant de communiquer des statistiques sur les niveaux de participation, Google laisse la porte ouverte à la critique. Et on sait qu’entre 170 millions de comptes créés et 170 millions d’utilisateurs du service, il y a une marge. D’autant que de son côté Facebook le fait.

Facebook: juste une mode?

Google Plus n’est pas seul à être touché par une étude « négative ». Pour près de la majorité des américains (Associated Press – CNBC) Facebook n’est qu’une mode passagère et le prix d’introduction en bourse est trop élevé. D’ailleurs pour 40% des investisseurs américains, investir dans Facebook est risqué.

Cyril Bladier, auteur de La Boîte à Outils des Réseaux Sociaux (Dunod).

Image: ‘Blitzen‘ – Flickr CC

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Cyril Bladier a créé Business-on-line et édite le blog B2B.Il est spécialisé en stratégies Web 2.0 dans un contexte BtoB. Diplômé HEC, il enseigne au CELSA (Sorbonne), à Reims Management School et à HEC. Pour rester connecté: Viadeo, Linkedin, Twitter, Facebook.