Google va appliquer le droit à l’oubli d’une autre manière. L’Europe sera-t-elle enfin satisfaite ?

Une nouvelle application du droit à l’oubli qui sera basée sur l’adresse IP.

Google Pixabay macbook laptop ordinateur

Cela fait maintenant plus d’un an que Google applique le droit à l’oubli. Il a proposé un formulaire qui permet aux internautes européens de demander le déréférencement de certaines informations leur concernant et supprime les liens sur les versions européennes de son moteur de recherche lorsque les demandes sont acceptées.

Cependant, l’Europe, ou du moins certains pays, n’est pas d’accord avec un aspect de l’application du droit à l’oubli. Comme je l’indiquais plus haut, si une demande de déréférencement est acceptée, les liens disparaissent sur les versions européennes de Google Search.

Cela signifie qu’un internaute qui se connecte aux Etats-Unis, par exemple, peut encore trouver les informations à cacher. De plus, en Europe, il suffit d’utiliser une version de Google pour un pays où le droit à l’oubli ne s’applique pas (comme Google.com, Google.ca) pour contourner cette censure.

Ainsi, l’année dernière, la CNIL avait demandé à la firme de Mountain View via une mise en demeure d’appliquer les déréférencements sur tous ses sites, y compris ceux qui ne correspondent pas à des pays de l’UE.

Google avait refusé, estimant « qu’aucun pays ne devrait avoir d’autorité pour contrôler à quel contenu quelqu’un dans un autre pays peut accéder » et que si l’on suit la logique de la CNIL, alors Google devrait aussi désindexer la « propagande gay » dans le monde entier, parce que ces contenus ne plaisent pas à la Russie, ainsi que les critiques d’Ataturk pour la Turquie, parce que ça ne plait pas à la Turquie.

Mais Google a trouvé une solution qui pourrait mettre tout le monde d’accord. Au lieu de ruiner le web en censurant les contenus concernés par le droit à l’oubli dans le monde entier, la firme de Mountain View a décidé de les bloquer si l’utilisateur se trouve dans l’Union Européenne.

Google va donc utiliser les adresses IP pour savoir si un utilisateur de son moteur de recherche se trouve dans l’UE et si c’est le cas, il cachera les liens concernés par le droit à l’oubli, même si cet utilisateur se connecte à une version non-européenne du service.

Il reste à savoir si cette nouvelle application du droit à l’oubli satisfera la CNIL (et ses équivalents dans les autres pays européens). Cité par Le Figaro, le gendarme français d’internet s’est montré prudent et a indiqué qu’il va examiner cette mise à jour. «Ces nouveaux éléments prouvent que la problématique de la portée territoriale nécessite une réflexion», explique-t-il également.

(Sources : 1 / 2 )

3 commentaires

  1. « la firme de Mountain View a décidé de les bloquer si l’utilisateur se trouve dans l’Union Européenne. » genre ils ne savent pas qu’un simple VPN ou Proxy extra Europe permet de contourner ça sans problème
    .

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