Le hack remonte au printemps 2011, et avait été décrit par le procureur devant une cour de Londres comme « le plus grave incident sur un réseau social qu’une cour britannique ait eu à juger ».

marteau Huit mois de prison ferme pour avoir piraté Facebook

Un jeune étudiant britannique du nom de Glenn Mangham s’était amusé à tranquillement infiltrer Facebook depuis sa chambre du Yorkshire, en prenant le contrôle du compte d’un employé du réseau social alors en vacances.

Quand Facebook découvrit le hack, il en informa immédiatement le FBI, qui lança une enquête menant à l’arrestation de Glenn Mangham en juin 2011. Mangham, qui était jusqu’alors inconnu des services de police et de justice, se défendait en considérant qu’il était un « hacker éthique » puisqu’il avait précédemment informé Yahoo! spontanément après avoir constaté une faille de sécurité dans l’un de ses services.

Le juge ne l’a apparemment pas entendu de cette oreille, considérant probablement que l’excuse de « hack éthique », souvent évoquée par les hackers qui se font prendre la main dans le sac était quelque peu insuffisante pour justifier ce qui est une usurpation d’identité puisqu’une peine de huit mois de prison a été prononcée à l’encontre du jeune pirate de 26 ans. Le préjudice pour Facebook est estimé à 200.000 dollars.

Police sans frontières

Rappelons que ce n’est pas la première fois qu’une cour britannique condamne des internautes « anonymes » après les avoir pistés et retrouvés : un jeune homme de 22 ans avait été condamné en août 2011 à 4 ans de prison pour avoir incité aux émeutes sur sa page Facebook. Plus près de chez nous en 2010, c’est « Hacker Croll », jeune auvergnat de 23 ans qui s’était fait pincer par la police française accompagnée du FBI pour avoir piraté plusieurs comptes Twitter, dont celui de Barack Obama.

A ce sujet, de nombreux internautes s’étaient étonnés, voire émus, que les responsables de Megaupload, Kim Dotcom en tête, aient pu aussi facilement se faire arrêter par les forces de police américaines alors qu’ils résidaient entre autres en Nouvelle-Zélande. C’est pourtant ce qui est arrivé aux autres personnes citées précédemment dans cet article. Il s’agit d’arrestations en vertu d’accords de droit international qui démontrent qu’en matière de lutte contre la cyber-délinquance il n’y a pas de frontières (alors que quand il s’agit d’imposer des droits de diffusion des œuvres, là comme par hasard, les frontières sont très étanches, mais c’est un autre débat…).

(source)

Image : ‘judge hand with gavel‘ – Flickr CC