Une équipe de scientifiques écossais travaille sur le projet fou de générer des tissus humains à partir de cellules-souches embryonnaires grâce à l’impression 3D.

On peut tout faire avec une imprimante 3D : fabriquer des armes, des figurines, des objets design et même des stations lunaires. Mais les chercheurs de l’Université Heriot-Watt en Écosse (terre natale de la première brebis clonée…) ont trouvé une application de l’impression 3D encore plus étonnante : imprimer des tissus humains à partir de cellules souches embryonnaires.

Bon, je vous dis tout de suite, mes connaissances en la matière sont au-delà du néant, et tout cela est éminemment technico-scientifique, mais en substance, l’équipe de chercheurs a réussi à pour une imprimante spécifique à valves des cellules flottant dans une « bio-ink » (encre biologique), les cellules faisant donc office « d’encre » pour l’impression.

imprimante 3D cellules souches Impression 3D : imprimer des tissus humains à partir de cellules souches embryonnaires !

Selon Popsci, qui rapporte l’information, « les chercheurs ont réussi à faire sortir de minuscules gouttelettes, contenant cinq cellules ou moins par gouttelette, dans une variété de formes et de tailles. Pour produire des amas de cellules, l’équipe a imprimé les cellules d’abord, puis les a recouvertes de bio-encre sans cellules, ce qui a généré des gouttelettes plus grosses. Les cellules se regroupent ensuite à l’intérieur de ces sphéroïdes. La taille sphéroïde est un élément-clé, parce que les cellules souches besoin de certaines conditions pour fonctionner correctement. C’est pourquoi, très précisément contrôlée, l’impression 3-D pourrait être utile pour la recherche sur les cellules souches ».

Après avoir été sorties et isolées du dispositif, les cellules étaient encore vivantes, viables et capables de se transformer en n’importe quelle autre cellule dans le corps.

Limiter les expérimentations animales…

Un procédé qui pourrait être utilisé pour imprimer de nouveaux tissus, ou en tant que « recharge » à l’intérieur des organes existants, qui seraient de la sorte régénérés. Cette expérience pourrait même servir à limiter l’expérimentation animale pour les nouveaux composés médicamenteux, leur permettant d’être testés sur de vrais tissus humains. Selon un laboratoire de recherche partenaire de cette expérimentation, « à plus long terme, cela pourrait permettre de fournir des organes pour la transplantation à la demande, sans avoir besoin de don, et sans les problèmes de l’immunosuppression et le rejet d’organe potentiel ».

Bientôt nous pourrons peut-être imprimer nous-mêmes nos propres os : fini l’angoisse de la facture et à nous les sports extrêmes avec pièces de rechange à la maison…

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