Innorobo 2014, ce que j’en ai retenu

Un bilan personnel du salon Innorobo 2014, une expérience relativement intéressante et pleine de passion.

innorobo

Comme vous avez pu le constater, quelques articles consacrés aux robots présentés lors du salon Innorobo ont fleuri sur le site depuis quelques jours. J’ai pu me rendre sur place (à Lyon) pour profiter de cet évènement qui possède désormais un rayonnement mondial. Alors qu’Innorobo 2014 a fermé ses portes le 20 mars à 18h, j’en profite pour vous proposer un bilan totalement subjectif de cette expérience de trois jours.

Note : je vous invite à relire les quelques articles consacrés aux robots dans la rubrique dédiée Innorobo 2014.

Innorobo2014Bilan

Passion et disponibilité

Le premier point qui m’a agréablement surpris, c’est la disponibilité et la passion des exposants. Ceux-ci aiment la robotique, et cela se ressent lorsqu’on leur parle. Tous ceux que j’ai eu le plaisir d’interroger se sont révélés disponibles. Bien évidemment, leur but premier est de vendre leur produit en en vantant les mérites, mais il est toujours agréable de voir que certaines entreprises véhiculent, en plus, une certaine philosophie. Ingénieurs, chefs de projet, directeurs marketing, autant de passionnés réunis autour de la robotique, une image réellement sympathique. D’ailleurs, il n’était pas rare de voir les différents professionnels aller voir leurs collègues sur les autres stands.

Un autre point très intéressant : la variété des robots représentée lors de l’évènement. Bien que les machines stars soient toujours les humanoïdes, il était possible d’apercevoir de nombreuses technologies. Cela va de l’assistant à domicile, au robot ménager en passant par l’outil chirurgical jusqu’au robot industriel. La branche industrielle – qui personnellement m’intéresse moins – était l’une des grandes nouveautés de cette année 2014 et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle mérite amplement sa place sur un évènement de ce type. Intéressons nous aux grandes tendances de cet évènement.

InnoroboOuverture

Les humanoïdes

Le robot humanoïde reste la star incontestée de l’évènement. Lorsque le salon a été ouvert au grand public, les stands présentant des machines de type humanoïdes étaient bondés de collégiens et de lycéens rêveurs devant cette technologie. Trois d’entre eux se sont particulièrement illustrés :

  • Romeo d’Aldebaran Robotics (entreprise française !) qui possédait de nombreux stands dédiés et profitait de l’immense renommée de son petit frère, le célèbre robot Nao. Nao est un modèle tellement réputé que d’autres stands qui n’appartenaient pas à Aldebaran présentaient ce robot et les applications qu’ils avaient développé dessus.
  • Aria de Cybedroid car la machine est visuellement très impressionnante. Même si ce robot n’est qu’une étape pour le constructeur de Limoges, il n’a pas manqué de fasciner les visiteurs avec son look venant tout droit du futur. (lire l’article consacré)
  • Reem-C, le géant espagnol de l’entreprise PAL Robotics. Véritable plateforme dédiée à la recherche, il est l’un des humanoïdes qui s’est probablement le plus promené lors du salon. Il fait partie des robots qui intègrent quelques fonctionnalités de base et sont ensuite vendus pour être développés de manière plus intensive. (lire l’article consacré)

Le robot domestique

Le robot domestique fait également partie de ceux qui étaient très présents sur le salon. Le modèle star est probablement l’aspirateur intelligent capable de nettoyer une maison de manière autonome, celui-ci était présenté par plusieurs constructeurs. On pouvait également retrouver des nettoyeurs de sol, des machines qui prennent soin de votre piscine… autant d’appareils très utiles pour prendre soin de sa demeure sans se fatiguer. On peut aussi considérer les robots d’assistance à domicile qui permettent de contrôler les divers objets connectés de votre maison depuis un seul terminal. Plusieurs constructeurs proposaient ce genre de technologie mais le robot ADAM de la start-up italienne Hands fait partie de ceux qui se sont démarqués grâce à sa polyvalence et sa capacité d’apprentissage.

Le robot industriel

Ce fut l’une des grandes nouveautés de cette année : la branche industrielle s’invitait à Innorobo. Nous pouvions retrouver des grands groupes comme Stäubli ou encore Kuka (dont nous avions déjà parlé). Globalement, la majorité de ces entreprises présentaient des bras motorisés et automatisés. Certains faisaient preuve d’une grande précision – l’un d’entre eux rangeait des boites de Tic-Tac ! – d’autres proposaient la capacité de détecter la présence d’une personne et de stopper son action en conséquence pour recevoir de nouvelles instructions. Nous pourrions également rajouter, dans cette branche industrielle, toutes les entreprises qui proposaient des pièces pour les machines. Un domaine d’activité qui, même si très utile, n’est pas impressionnant visuellement.

Les véhicules automatiques

A l’instar des humanoïdes, de nombreux petits véhicules automatiques étaient présents sur le salon. Ceux-ci possédaient de nombreuses fonctions comme le transport de marchandise, la capacité de filmer, de mapper une zone, de détecter la présence d’humains… Je me suis plus particulièrement penché sur deux d’entre eux : le e-vigilante qui devient l’allié de demain pour le gardien de nuit et peut déceler toute activité suspecte dans un bâtiment et le 4mob, un petit 4×4 automatisé qui, comme le Reem-C, propose une plateforme que les entreprises peuvent améliorer en ajoutant des fonctionnalités et du matériel.

Les autres

Difficile de catégoriser tous les robots tellement la variété présentée était importante mais voici, en vrac, quelques autres modèles qui ont su impressionner lors du salon : Hercule V3, l’exosquelette destiné aux chantiers, Diya One, le purificateur d’air intelligent, Dexterite Surgical, le bras mécanisé du chirugien, Waiterbot, le compagnon à roulettes qui va chercher les objets à votre place…

Globalement, Innorobo a été une expérience très positive et on peut être sûr que l’édition 2015 proposera encore plus d’innovations. Mon coup de coeur personnel revient à Diya One et son constructeur Partenring Robotics qui m’a réellement séduit avec sa philosophie. Chaque année, l’évènement semble prendre de l’ampleur, on ne peut donc qu’être impatient de voir la suite. On notera tout de même une technologie un peu absente : les drones étaient peu représentés.

Le mot de la fin pour le petit robot qui tombe :


2 commentaires

  1. Petite erreur dans l’article : *Aldebaran robotics , avec un seul r 😉

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