« ça va te faire du bien de te déconnecter et d’oublier le web pendant quelques jours… » Parmi les blogueurs, les geeks, accros et autres professionnels du web, qui n’a pas un jour entendu cette remarque, au demeurant légitime et pleine de bienveillance, à la veille d’une grande migration estivale ? Un peu comme si le

« ça va te faire du bien de te déconnecter et d’oublier le web pendant quelques jours… »

Parmi les blogueurs, les geeks, accros et autres professionnels du web, qui n’a pas un jour entendu cette remarque, au demeurant légitime et pleine de bienveillance, à la veille d’une grande migration estivale ?

Un peu comme si le web était une plaie. Comme si les vacances allaient nous libérer de cette charge terrible que représente une consultation quotidienne d’internet.

cactus Internet en tongs

Alors qu’en fait, c’est plutôt l’inverse qui se produit en réalité : s’il est indispensable de prendre un peu de recul et de se soustraire pendant quelque temps à la pression que représente la gestion quotidienne d’un blog, se retrouver privé de web trop longtemps peut causer des troubles du comportement comparables à ceux que provoque tout sevrage un peu trop brutal. Bref, un cauchemar.

Ainsi, si je sais les apprécier à leur juste valeur, je vois aussi toujours les périodes de vacances arriver avec un certaine angoisse : celle de me retrouver dans un coin perdu loin de toute connexion à internet, dont je ne peux définitivement pas me passer pendant plus d’une paire de jours.

Internet n’a jamais représenté une quelconque contrainte pour moi, reste un plaisir et un objet de curiosité et d’émerveillement permanent. Si je blogue moins pendant les vacances, je visite en revanche chaque jour mes sites et blogs habituels, je consulte mon agrégateur, et je lis même mes emails, même si moins assidûment, mais j’y réponds très rarement en revanche.

En fait, pendant les vacances, je quitte mes habits d’acteur du web pour en (re)devenir spectateur : je lis, je consulte, mais je n’interagis pas. Concernant la consultation des flux RSS, je m’adonne à une veille molle et passive : je n’annote et n’enregistre rien, je me contente de me tenir au courant.

Comme on lit un news magazine, comme on regarde un JT, juste histoire de ne pas bronzer idiot.

En fait, durant les vacances, je fais comme avec le soleil : j’applique au web une sorte de crème à fort indice de protection, qui filtre un maximum tout en laissant passer le meilleur.

Que tous ceux qui s’inquiètent de la bonne santé estivale des blogueurs soient rassurés : nous sommes plus heureux connectés que loin du web.