Vous savez pourquoi je n’ai pas donné signe de vie sur Presse-citron pendant ma semaine de vacances ?
D’abord parce-que j’avais vraiment besoin de déconnecter. Ok, quand on dit ça en général on tient deux jours et on ramène rapidement sa fraise.
Sauf que là c’était vraiment le cas : ne pas voir la couleur d’un ordinateur, ne pas ouvrir ses mails (ne même pas y penser), se souvenir d’internet comme d’un vague concept lointain pendant une vraie pleine semaine fait quand même un bien fou.

barcebucks Linternet mobile voyage mal


Mais il n’y a pas que cela : j’étais en vacances à l’étranger, pas très loin et dans un lieu plutôt connecté (Barcelone[1]), mais j’ai pu constater sur place combien la notion d’internet mobile transfrontalier était encore de l’ordre du fantasme.
Le Wi-Fi à l’hôtel, annoncé sur le site web et sur toutes les brochures ? Mais bien sûr, ils ont juste oublié de mentionner que c’était payant. Ils ont juste oublié de préciser que c’était facturé… 6 Euros de l’heure, ou 12 Euros pour 24 heures. Le Wi-Fi hors de prix est apparemment une spécialité hôtelière catalane
Le Wi-Fi dans les Starbucks (Barcelone doit être la ville au monde détenant la plus forte concentration de Starbucks au kilomètre carré, il y en a à tous les coins de rue, même à Manhattan il n’y en a pas autant !) : soit il n’y en a tout simplement pas, soit il est payant, soit il faut se connecter via Swisscom, omniprésent à Barcelone, et bien sûr hors de prix.
Le Wi-Fi ailleurs ? Payant, payant, payant.
Seule solution : tenter quelques excursions sur la toile sur son iPhone via son forfait Orange en roaming, qui bien sûr n’inclut pas les connexions de l’étranger, et se retrouver à son retour avec une facture d’un autre monde.
Soucieux de ne pas mettre en péril les finances de ma petite entreprise, j’ai donc opté pour la solution la plus sage : no web.
Finalement, c’est comme un jeûne pendant quelques jours : difficile mais tellement bon pour la santé.

[1]c’est la frustration de ne pas avoir pris le temps de mieux connaître Barcelone à l’occasion du World Mobile Congress qui m’a donné envie d’y retourner en touriste, et je n’ai pas été déçu.