Kickstarter : 480 millions de dollars récoltés en 2013

Vous doutez encore de la viabilité du financement participatif ? Les performances de Kickstarter vous feront peut-être changer d’opinion.

La plateforme de financement participatif Kickstarter vient de révéler quelques chiffres clés concernant ses activités de l’année 2013. Des chiffres qui démontrent le succès de ce nouveau mode de financement. Kickstarter a par exemple permis à la start-up canadienne Neptune de financer la production massive de sa montre/smartphone baptisée Neptune Pine. Cette année, l’entreprise française Kolibree devrait aussi utiliser la plateforme pour lancer la brosse à dent connectée qu’elle a récemment introduite.

En 2013, Kickstarter a permis de réaliser un financement total de 480 millions de dollars provenant de 3 millions de personnes, qui ont été convaincus par les projets proposés. En moyenne, on parlerait donc de 1.3 millions de dollars par jour, soit 913 dollars par minute. Si soumettre un projet peut s’avérer compliqué si l’on n’est pas présent dans un pays où opère la plateforme, les financements peuvent provenir d’un peu partout dans le monde. Selon Kickstarter, les 480 millions de dollars proviennent de 214 pays et territoires du globe.

Et visiblement, de nombreux internautes commencent à s’accoutumer à ce nouveau mode de consommation. En 2013, il y aurait eu plus de 80 000 personnes qui ont déjà financé plus de 10 projets sur Kickstarter.

Un total de 19.911 projets auraient atteint leurs objectifs et ont pu être réalisés, grâce à Kickstarter. On y trouve des produits tech innovants, des films, des jeux vidéo, etc.

Juste un petit mot pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce mode de financement. Les plateformes de financement participatif comme Kickstarter permettent aux start-up de lancer leurs produits sans nécessairement avoir les moyens de le fabriquer en masse, au début. Comment ça marche ? L’entrepreneur a inventé un produit. Il le présente sur la plateforme et fixe un objectif (une somme à collecter). Les internautes vont participer en finançant la campagne et en retour, ils font partie des premiers à profiter du produit final, quelques mois plus tard. Dit comme cela, ça n’a l’air de rien changer. Mais cela évite à la start-up de chercher de gros investisseurs, en comptant sur les petits portefeuilles. Sur les modèles comme celui de Kickstarter, l’investisseur ne devient pas actionnaire mais plutôt consommateur du produit présenté. Dans l’économie tech, Kickstarter a déjà permis à de nombreuses idées géniales d’émerger. On pourrait citer la montre Pebble.

(Source)


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