Kiwi Freedom : Anonymous menace le gouvernement néo-zélandais

Dans une vidéo publiée sur YouTube, le groupe hacktiviste Anonymous menace le gouvernement néozélandais. Celui-ci a fait adopter une loi lui permettant d’espionner ses citoyens.

Il y a quelques jours, Kim Dotcom avait évoqué un déplacement partiel de son service Mega vers un pays à la législation moins intrusive, si la Nouvelle Zélande adoptait une loi qui donnerait à l’Etat le droit d’espionner ses citoyens. Cette loi a fini par être adoptée et la Nouvelle Zélande, via le GCSB (Government Communications Security Bureau), peut maintenant se lancer dans un PRISM à la néozélandaise.

Mais Kim Dotcom n’est pas le seul à s’opposer à une telle loi, surnommée GCSB Bill. Via une vidéo YouToube et un communiqué de presse, le groupe hacktiviste Anonymous a directement menacé le gouvernement néo-zélandais, estimant que les décisions qu’il a prises ne sont pas acceptables. Le montage vidéo dure 8 minutes.

Anonymous accuse le gouvernement néozélandais d’avoir agis sous la pression des Etats-Unis et de vouloir priver son peuple de sa liberté. Il rappelle également aux Néo-zélandais qu’ils vivent dans un pays démocratique et que le groupe Anonymous va user de tous ses moyens pour rappeler au gouvernement qu’il ne peut pas contrôler les citoyens. Le groupe aurait décidé de passer aux choses sérieuses dans les prochaines semaines à venir.

« To the citizens of New Zealand: Due to the inevitable corruption of your government we have decided to broaden the scope of our NZ operations. »

La vidéo se termine avec ces mots :

« WE ARE ANONYMOUS. WE ARE LEGION. WE DO NOT FORGIVE. WE DO NOT FORGET. NEW ZEALAND GOVERNMENT. YOU SHOULD HAVE EXPECTED US. »

Par ailleurs, dans son message, Anonymous explique que ce n’est pas un fruit du hasard si, après l’adoption du GCSB Amendment Act, de nouveaux câbles optiques vont relier la Nouvelle-Zélande aux États-Unis. Le but serait alors d’améliorer les coopérations entre les deux pays dans le cadre de la pratique du cyber-espionnage.

Toujours selon le message, des éléments d’enquête liés à une intervention dans une propriété de Kim Dotcom auraient montré que la police néo-zélandaise peut déjà accéder à des outils fournis par les États-Unis, comme PRISM, pour surveiller des communications.

YOU « SHOULD HAVE EXPECTED » US

Ceux qui ont l’habitude de visualiser les messages d’Anonymous ont certainement remarqué la petite différence : « should have expected ». Il faut savoir que les oppositions au projet de loi que le premier ministre néo-zélandais John Key a fait adopter avaient été nombreuses. Au mois de juillet, son site web avait même été piraté.

Plus récemment, le 22 aout, Anonymous s’est attaqué au site web du GCSB qui a été indisponible durant des heures. Mais selon des rumeurs, cette attaque n’aurait été qu’une diversion. Le véritable but de l’opération Fuck GCSB aurait été de récolter des informations confidentielles. Par ailleurs, un porte-parole du groupe, s’adressant à un média local via une communication cryptée, aurait menacé de révéler des secrets pouvant compromettre le premier ministre.

(Source)


Un commentaire

  1. Heureusement que des activistes sont là pour protéger certaines valeurs et libertés

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