D’après le premier rapport international des demandes gouvernementales du réseau social Facebook, 1.598 comptes ou utilisateurs auraient été concernés par des demandes formulées par la France.

Suite au scandale PRISM (et à l’affaire Snowden), le réseau social se devait bien de révéler quelques chiffres concernant les requêtes formulées par les gouvernements pour obtention de données concernant des utilisateurs de Facebook.

Dans son rapport, celui-ci indique que le gouvernement français aurait formulé 1547 demandes, et que 1598 comptes ou utilisateurs du réseau social auraient été concernés par ces demandes françaises, et ceci rien que pour le premier semestre 2013. Dans son rapport, Facebook indique également les « pourcentage(s) des demandes pour lesquelles nous (Facebook) étions légalement tenus de fournir au moins une partie des données ». Pour la France, ce pourcentage aurait été de 39 %. Cela signifie que pour 39 % des 1.547 demandes formulées par le gouvernement, Facebook était dans l’obligation de céder, en vertu de la loi.

Vie privée, vie privée !

Les inquiétudes concernant la vie privée des internautes et des utilisateurs des services web n’ont jamais été aussi grandes. Auparavant, nombreux étaient ceux qui pensaient que les pratiques montrées dans les films du genre NCIS ne relevaient que de la fiction. Après les révélations d’Edward Snowden sur les pratiques de la NSA, le monde a ouvert ses yeux un peu plus grands. Certaines critiques considèrent déjà cette « transparence » de Facebook comme un simple écran de fumée. Mais si les chiffres concernant la France vous ont outré, attendez de voir ce qu’il en est des États-Unis. Le pays de l’Oncle Sam aurait formulé 11.000 à 12.000 requêtes concernant 20.000 à 21.000 comptes ou utilisateurs Facebook. Dans 79 % des cas, Facebook aurait été tenu de fournir un minimum d’information. Si on devait faire un classement, selon le nombre de demandes, la France serait derrière les US, l’Inde, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Facebook se veut rassurant

Le réseau social s’est voulu rassurant, maintenant qu’il continue à protéger les données personnelles de ses utilisateurs. Tout d’abord, Facebook se devait de faire preuve de transparence, comme l’ont déjà fait ses confrères américains les autres géants du web.

Dans le rapport, le directeur juridique de Facebook explique que des dispositifs ont été mis en place pour que les barrières juridiques auxquelles doivent faire face les gouvernements pour accéder aux précieuses informations soient maximisées. Et lorsque la loi oblige Facebook à livrer les informations demandées, le réseau social se limiterait au strict minimum.

Facebook explique également que la majorité des demandes sont liées à des affaires criminelles (meurtre, kidnapping, etc.) et que la plupart du temps, ce sont des informations de base qui sont demandées. Des demandes d’adresses IP peuvent aussi être formulées.

fb 11 La France a t elle voulu espionner 1598 comptes Facebook ?

Remarque sur les Etats-Unis

Facebook a révélé les nombres exacts des demandes formulées par les gouvernements, sauf pour les Etats-Unis. En effet pour ce dernier, ils ont été exprimés en fourchettes. Le réseau social explique qu’il s’est limité à ce que la loi américaine autorisait.

(Source)