La NSA en avait aussi après les jeux en ligne…

Les révélations de Snowden ont mis la NSA et les Etats-Unis dans l’embarras le plus complet. Personne n’aime être espionné, c’est un fait, et le Guardian vient d’en rajouter une couche en publiant un article dans lequel ont apprend que les jeux en ligne étaient également dans le collimateur de l’agence.

Tout a commencé en juin dernier, lorsque le Washington Post et le Guardian ont révélé l’existence de PRISM, soit d’un programme informatique mis au point par la NSA pour scanner les communications numériques échangées sur les sites et les services les plus populaires du web, des services comme Facebook, YouTube ou encore Skype pour ne citer qu’eux.

Ce n’était que le début.

NSA WOW

Quelques semaines plus tard, en plein coeur de l’été, le Guardian en a rajouté une couche en évoquant un autre programme tout aussi inquiétant : X-Keyscore. Un programme fonctionnant comme un moteur de recherche capable d’aller fouiner dans les données récoltées par la NSA, des données récoltées par l’entremise de PRISM et d’autres dispositifs du même genre. En quelques clics, il était ainsi possible de lire les messages privés des internautes sur Facebook, ou même de faire remonter l’historique de navigation de la personne de son choix.

La suite, on la connait. L’affaire s’est répandue comme une trainée de poudre et de nombreux chefs d’état ont demandé des explications à l’administration Obama. Il faut dire aussi que la NSA ne s’est apparemment pas contentée de surveiller les internautes lambda, l’agence aurait effectivement collecté un grand nombre de données sur les gouvernements de plusieurs pays, dont celui de la France.

Et nous ne sommes sans doute pas au bout de nos surprises. Rien que le mois dernier, nous avons appris que la NSA s’était également amusée à espionner  la vie sexuelle en ligne de plusieurs radicaux musulmans.

Plusieurs jeux en ligne dans le collimateur de la NSA

Aujourd’hui, ce sont nos amis les joueurs qui sont apparemment pris pour cible par l’agence.

Comme évoqué un peu plus haut, la NSA ne se serait apparemment pas intéressée qu’aux échanges électroniques et aux appels téléphoniques. Il semblerait effectivement que l’agence se soit amusée à infiltrer d’autres plateformes, dont les serveurs de World of Warcraft, l’infrastructure de Second World ou même… le Xbox Live. Le mieux reste d’ailleurs à venir car elle se serait associée à une autre agence pour mener à bien son projet : la GCHQ, soit un service de renseignement du gouvernement britannique.

Selon le Guardian, la NSA était effectivement persuadée que des personnes peut recommandables utilisaient ces univers virtuels pour échanger plus facilement entre eux. Les agences concernées n’ont évidemment pas répondu à ces accusations, mais Blizzard a fait savoir qu’il n’avait jamais donné d’autorisation pour qu’une telle surveillance ait lieu sur ses serveurs.

L’histoire ne nous dit malheureusement pas si la NSA jouait côté Alliance, ou côté Horde.

(Source)


Un commentaire

  1. Après, ça veut peut-être dire que des gens utilisent ces jeux pour communiquer, et pas forcément des « gentils »… jdcjdr

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