La preuve que sur internet, personne ne lit les conditions d’utilisation avant de signer

On a tous déjà eu cette impression que les services sur internet font exprès de rendre leurs conditions d’utilisation longues, fastidieuses et illisibles pour le commun des mortels pour que nous les acceptions sans poser trop de questions.

Fembot

Il y a quelques semaines, des pirates ont volé puis publié des données du site de rencontres extraconjugales Ashley Madison, révélant les identités (présumées ?) de millions d’utilisateurs du site, ainsi que des informations internes comme des e-mails entre le patron de la boite et ses employés.

Et après avoir analysé certaines de ces données, le site d’actualité techno Gizmodo avait conclu qu’Ashley Madison utilise une armée de faux profils féminins, des robots, si vous voulez, pour animer son site. C’est assez fâcheux, car si les conclusions de Gizmodo sont vraies, cela signifierait que de nombreux utilisateurs d’Ashley Madison ont en réalité flirté avec des robots. Mais le plus décevant, c’est que ce site gagne de l’argent grâce aux paiements des utilisateurs qui achètent du crédit afin de répondre aux messages.

Les conclusions de Gizmodo sont confortées par le spécialiste en sécurité informatique John McAfee qui affirme que suite à ce scandale, il a été contacté par plus de 800 utilisateurs masculins d’Ashley Madison pour demander des conseils. Et selon McAfee, toutes ces personnes ont déclaré ne jamais avoir réussi à conclure avec une femme grâce au site de rencontre.

Le site continue de nier, affirmant que les hypothèses de la journaliste de Gizmodo sont erronées et que rien qu’en une semaine, Ashley Madison a encore compté 87 596 nouveaux (vrais) inscrits de sexe féminins (malgré l’attaque). Mais robots ou pas, il se trouve qu’en fait, les conditions d’utilisation du site Ashley Madison évoquent bien la possible existence de faux profils :

« Vous reconnaissez et acceptez que tous les profils d’utilisateurs et de membres, ainsi que, des communications émanant de ces personnes peuvent ne pas être vraies, exactes ou authentique et peuvent être exagérées ou basée sur la fantaisie. Vous reconnaissez et comprenez que vous pouvez communiquer avec ces personnes et que nous ne sommes pas responsables de ces communications. »

Si cette cette armée de robots signalée par Gizmodo existe réellement, peut-on dire qu’Ashley Madison n’a pas prévenu ses utilisateurs ?

Sinon, selon The Guardian, on pouvait également lire ceci dans une ancienne version (qui a été modifiée pour des raisons floues) des CGU d’Ashley Madison :

« Les profils que nous créons ne sont pas destinés à ressembler ou imiter des personnes réelles. Nous pouvons créer plusieurs profils différents que nous attachons à une image donnée. Vous comprenez et reconnaissez que nous créons ces profils et que ces profils ne sont pas basés sur ou associés à un utilisateur ou un membre de notre service ou de toute autre personne réelle. Vous reconnaissez et acceptez également que les légendes, les photos et informations contenues dans ces profils sont fournis principalement pour votre amusement et pour vous aider à naviguer et à apprendre au sujet de notre site. […]

Nos profils échangent des messages avec les profils d’utilisateurs Invités, mais pas avec les Membres. Les Membres interagissent uniquement avec des profils de personnes réelles. […] Ces profils ne sont pas identifiés comme tels. »

(Source)


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